Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 20:16

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La xénophobie d’Etat insulte la laïcité

 

C’est fait : le parti au pouvoir a organisé, ce 5 avril 2011, son show xénophobe déguisé en « débat sur la laïcité ». La veille, le ministre de l’Intérieur C. Guéant, a déclaré à propos des musulmans : « Cet accroissement du nombre de fidèles et un certain nombre de comportements posent problème ». Comment ne pas voir dans ces propos la filiation de son prédécesseur, B. Hortefeux, condamné en première instance pour injure raciste après avoir asséné : « Quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup que ça pose problème ».

 

Depuis la création du ministère de l’« Identité nationale », que la FERC-CGT a fermement condamnée lors de son congrès de mai 2007, le gouvernement a fait de la stigmatisation des étrangers l’axe privilégié de sa communication politique. Au pitoyable « débat sur l’identité nationale » du ministre Besson, ont succédé les discours du ministre Hortefeux contre les Roms, l’assimilation immigration délinquance, puis les provocations de Guéant : les Français auraient « le sentiment de ne plus être chez eux » à cause d’une « immigration incontrôlée ». Une semaine plus tard, le même Guéant ajoute que non seulement les agents du service public « ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse mais les usagers du service public ne doivent pas non plus ». Le ministre de l’Education Chatel décide ainsi d’écarter les mères de famille portant le foulard de tout accompagnement de sorties scolaires, au moment où il met en place le conseil scientifique sur la discrimination à l’Ecole.

 

La laïcité, c’est la garantie de la liberté de conscience de tous et de l’indépendance des services publics. Elle est menacée par l’entreprise de destruction des emplois dans l’Education, la Justice, la Santé… Elle est foulée au pied par un président qui ne cesse de rappeler « les racines chrétiennes » de la France. Elle est insultée par les discours islamophobes qui préparent un rapprochement politique avec l’extrême droite. Ce ne sont pas les musulmans qui « posent problème ». C’est la politique antisociale de ce gouvernement.

 

C’est pourquoi, la FERC-CGTs’est associée à l’Appel à la manifestation nationale du samedi 28 mai « contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans papiers ». Elle appelle à contribuer activement à son succès.

 

 

 

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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 22:00

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Les éducateurs contre les thèses de l’extrême-droite


Communiqué commun des Fédérations de l’Education nationale


SGEN / UNSA / FSU / FERC


Personnels de l’éducation, nous enseignons la coopération et l’échange ; nous travaillons pour l’éducation et l’émancipation de tous les jeunes. C’est pourquoi nous ne pouvons rester passifs face à la montée des thèses de l’extrême-droite.


Ces thèses n’ont pas leur place à l’École. L’extrême-droite est porteuse de haine et n’a de cesse d’user des amalgames inacceptables comme celui de l’immigration et de l’insécurité. Elle s’appuie sur les conséquences de la crise économique et sociale qui creuse les inégalités et accroît les injustices sociales pour désigner des boucs émissaires et dresser les citoyens les uns contre les autres. Elle met ainsi en péril la cohésion de la société. Repli sur soi et refus de l’autre et de ses différences, négation du progrès individuel ou collectif, résistance aux mouvements d’émancipation des femmes et des luttes contres les discriminations n’ont pas leur place dans l’École que, jour après jour, nous voulons bâtir.


L’extrême-droite bafoue les valeurs républicaines, l’égalité et le « vivre ensemble », méprise la fraternité. Par sa proximité avec des courants religieux intégristes, par son histoire hostile à la République, elle a constamment combattu la laïcité qu’elle cherche à instrumentaliser dans son combat raciste. Les villes dirigées par l’extrême-droite ont été des « laboratoires » où ont été appliquées des politiques de stigmatisation, de division, de haine contre des populations mais aussi contre la liberté culturelle.


Éducateurs, nous faisons vivre au quotidien les valeurs républicaines ; syndicalistes, notre combat est animé par les valeurs de solidarité et de justice sociale. Ces valeurs sont incompatibles avec les thèses d’extrême droite incarnées en particulier par le Front National. Comme éducateurs, comme syndicalistes, comme défenseurs intransigeants d’un service public laïque d’éducation ouvert à tous, nous entendons nous y opposer avec la plus grande détermination.

 

Par ferc cgt 66 - Publié dans : Actualité Nationale
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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 21:47

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                             SORTIE OFFICIELLE !!!!!!!

                               Le jeudi 14 avril à 18h30


                            au théâtre de la rencontre


                            (rue des romarins- Perpignan)

             pour le découvrir en avant première suivez le lien

 

 

 

http://www.rafaelmarco.com/unarcenciel.html

 

Par ferc cgt 66 - Publié dans : Culture actualités, évènements
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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 21:39

 

 

 

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            20 millions pour les chômeurs,

          2 milliards pour les employeurs 

                la CGT ne signe pas

Un projet d’accord national interprofessionnel du 25 mars 2011 relatif à l’indemnisation du chômage est soumis à signature des organisations syndicales.

 

Ce projet d’accord, composé de cinq articles, a pour objectif d’arrêter les nouveaux paramètres d’indemnisation du chômage et de fixer le niveau des cotisations des employeurs et des salariés.

 

Dès le début de la négociation, le patronat a proposé la mise en place d’un groupe de travail paritaire « politique », pour renvoyer à plus tard les revendications portées en commun par les organisations syndicales. Le procès-verbal annexé au projet d’accord détermine les thèmes de discussion, dont la liste n’est pas limitative. Cette réflexion devrait servir de base de travail pour la négociation de la prochaine convention d’assurance chômage en 2013. Cependant, la feuille de route ne fixe aucune obligation de résultat et l’expérience montre que ce processus reste aléatoire.

 

Contenu de l’accord : deux mesures (articles 2 et 3) améliorent les droits à indemnisation des personnes en invalidité et en saisonnalité. La pension d’invalidité (2ème catégorie) pourra être cumulée avec l’allocation chômage et le coefficient réducteur appliqué pour le calcul de l’indemnisation des salariés saisonniers est supprimé. Ces deux revendications, portées par la CGT, mettent fin à une injustice qui frappait 10 000 allocataires. Le coût de ces deux mesures est évalué à environ 20 millions d’euros par an.

 

Par contre, l’article 4 acte une baisse des contributions patronales et salariales dès lors que deux conditions seront réunies. La première est d’avoir deux semestres supérieurs à 500 millions d’euros d’excédent dans le résultat d’exploitation. La seconde consiste à avoir un déficit cumulé inférieur à 5 milliards d’euros. Selon les services de l’Unedic, ces deux conditions devraient être réunies à partir de 2014 ou 2015. Cet article précise que la baisse annuelle ne peut dépasser 0,4 % des contributions, soit 2 milliards d’euros par année. C’est 100 fois plus que le coût des mesures inscrites aux articles 2 et 3 en faveur des handicapés et des saisonniers. Le Medef a obtenu que cette baisse des cotisations perdure jusqu’en 2016, c’est-à-dire qu’elle est applicable par anticipation pour la convention de 2013. Pour Parisot, tout est précaire, la vie, le travail et même l’amour … sauf la baisse des cotisations patronales ! Acter dans ces conditions la baisse des cotisations revient à admettre dès aujourd’hui qu’il faudra réduire les droits des chômeurs lors de la prochaine convention.

 

Pour la CGT, face à la violence de la crise et des centaines de milliers de personnes qui sont venues grossir les rangs de l’assurance-chômage, face au développement du sous-emploi et de la précarité grandissante, face au 1,5 million de chômeurs en longue durée (plus d’un an), il aurait été nécessaire d’améliorer les droits des chômeurs en intégrant beaucoup plus de personnes dans le régime assurantiel (un sur deux seulement est indemnisé) et en les protégeant plus longtemps. C’est ce que préconisait d’ailleurs l’OCDE dans un rapport rendu au Conseil d’orientation pour l’emploi en février 2011.

 

La nouvelle convention n’améliore pas les droits du plus grand nombre (plus de 4 millions d’inscrits à Pôle emploi). Pire, nous commençons à mesurer chaque mois les effets dévastateurs de la précédente convention (2009-2011), qui avait réduit les durées d’indemnisation pour le plus grand nombre arrivant aujourd’hui en fin de droits. D’ores et déjà, le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés par l’assurance chômage est en baisse, tandis que celui des titulaires des minima sociaux (ASS, RSA, etc.) explose !

 

La CGT a remarqué que le patronat a changé sa stratégie. Les négociations sur l’assurance chômage ne portent plus sur la durée d’une seule convention (2 ou 3 ans ) mais de deux ( 4 ou 6 ans ). Ainsi, on négocie la convention 2011 – 2013, sans être en capacité d’évaluer entièrement les conséquences de convention précédente 2009-2011. Et le même scénario se reproduira en 2013 pour négocier la convention qui s’appliquera jusqu’en 2016. Cette stratégie permet de brouiller le message en direction de l’opinion et favorise les mauvais compromis dans les négociations.

Après consultation de ses organisations, la Commission exécutive confédérale décide de ne pas signer la convention.

Par ferc cgt 66 - Publié dans : Actualité Nationale
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 18:44

CGT-fonction-publique

 

à l'initiative des organisations syndicales CFDT, CFTC, CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

 

Rendez-vous salarial de 2011 :

ENSEMBLE, faisons-nous ENTENDRE

 

Le 31 mars, les ministres en charge de la Fonction publique ont fait connaître aux organisations syndicales l’agenda social de 2011.

 

De nombreuses questions importantes seront abordées cette année et devraient être l’occasion de nouvelles négociations.

 

Mais, il est un enjeu essentiel sur lequel les orientations de nos interlocuteurs n’incitent pas à l’optimisme.

 

Il s’agit des salaires et du pouvoir d’achat.


Le rendez-vous salarial annuel est fixé au 19 avril.

 

D’ores et déjà, on le sait, les désaccords avec le Président de la République et le gouvernement sont lourds et profonds sur ce qui constitue une préoccupation prioritaire des agents.

 

Nous ne pouvons accepter que la concertation qui s’annonce ne soit qu’une pure formalité, entérinant de fait une politique que nous rejetons.

 

Il en est ainsi, notamment, du gel de la valeur du point pour 2011 et de la forte probabilité qu’il en soit de même pour 2012, voire 2013. De telles dispositions auraient de graves répercussions pour tous les personnels de la Fonction publique de l’hospitalière, de la territoriale et de l’Etat dans un contexte annoncé de forte inflation.

 

Cela accentuerait la perte déjà considérable de pouvoir d’achat, l’écrasement de la grille indiciaire et l’affaiblissement des déroulements de carrière. D’autres choix sont nécessaires, justes et possibles.

 

Nos organisations syndicales les affirment à nouveau :

 

Ü Des augmentations salariales, notamment par l’augmentation de la valeur du point, assurant le rattrapage des pertes accumulées depuis 2000 et la progression du pouvoir d’achat.


ÜUne meilleure reconnaissance des qualifications.


ÜUne amplitude réelle des carrières.

 

Elles appellent les agents à s’emparer de ces revendications, à les faire vivre, à les porter haut et fort. Plus que jamais, la pétition unitaire qu’elles ont initiée est à l’ordre du jour.

 

Signons-la et faisons-la signer massivement.

Ensemble, mobilisons-nous pour nos salaires et notre pouvoir d’achat

 

http://site-syndicat.org/petition/index.php?petition=10

 

Par ferc cgt 66 - Publié dans : Pétitions Questionnaires
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