L’avenir du monde associatif d’éducation populaire …
vers
une Education populaire
ou
une Education marchande ?
Dans l’économie sociale, contrairement à l’économie marchande, les employeurs ne relèvent pas du Medef, ne détiennent pas
les moyens de production.
Pour autant, peu de salariés, aujourd’hui font la différence.
En effet, le champ associatif est utilisé pour mener en profondeur une politique de régression.
Celle-ci trouve son origine dans :
le formidable désengagement de l’Etat,
l’abandon des moyens publics,
le transfert des charges aux
collectivités locales, ce qui renvoie de fait au secteur marchand.
Les conventions collectives sont tirées vers le bas, la part des usagers, futurs clients, augmente.
Les salaires sont très bas, les conditions de travail profondément dégradées, l’exercice de la
citoyenneté particulièrement mal vu.
Et, là où n’existe pas un syndicat, n’existe pas le Code du Travail.
L’associatif, c’est aussi un immense laboratoire pour :
expérimenter tous les nouveaux contrats,
institutionnaliser le travail gratuit.
En permanence, le professionnalisme des salariés est remis en cause.
Face à cette situation, les associations s’adaptent, les salariés sont sommés de se taire, de se débrouiller
seuls. Il faut surtout faire du chiffre.
Les enjeux sont clairs. Si rien ne se fait, les associations d’Education populaire
vont disparaître.
C’est cela qui relève de toute urgence, de la responsabilité des salariés, des élus, des associations.
Il n’y a que les luttes et les revendications qui puissent permettre de renouer avec une dynamique d’action, couplée avec celle d’une
élaboration de perspectives.