15 décembre 2010, pour une Europe sociale, rassemblement à Perpignan

Publié le par ferc cgt 66

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                    Le 15 décembre 2010,

                  pour une Europe sociale

             de l’emploi et de la croissance

 

Lors de la journée européenne du 15 décembre 2010, la FERC appelle à lutter contre l’austérité et pour développer l’emploi et la croissance, journée à laquelle participent la CGT, la FSU, Solidaire, la CFDT et l’UNSA

 

En France le plan d’austérité mené par le gouvernement Sarkozy pour satisfaire le MEDEF et renforcer la richesse de quelques-uns se décline dans la contre-réforme inique des retraites que la majorité de la population a rejetée et que des millions de salariés, privés d’emploi, retraités et jeunes ont combattue. Dans quelques mois, si nous n’y changeons rien, cette austérité touchant les plus démunis sera de nouveau renforcée par une énième attaque en règle contre la Sécurité Sociale. C’est l’ensemble de notre système de protection sociale qui est détruit par la politique libérale, à la solde du capitalisme, menée aujourd’hui en France.

 

Dans nos secteurs de l’Education et Education Populaire, de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, de la Culture et de la Formation, l’austérité se traduit de multiples manières.

 

Tout d’abord par la volonté du gouvernement de supprimer massivement des emplois publics, de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ce qui entraîne une réduction voire un abandon des missions de Service Public et une détérioration profonde des conditions de travail des personnels. Cela se traduit, dans l’Education Nationale, par la suppression de classes, de sections, de filières de formations ou encore d’écoles et donc par la réduction de l’offre de formation initiale. Cela induit aussi une forte hausse de l’emploi précaire pour assurer des missions de Service Public.

C’est aussi, dans la culture, la réduction, la privatisation voire l’abandon pur et simple de pans entiers des missions de Service public culturel (musées, Monuments historiques, archéologies, archives, bibliothèques et enseignement supérieur). 

 

La RGPP c’est aussi la réorganisation néfaste des services déconcentrés le l’Etat, les suppressions, les délocalisations et les fusions de services ou d’établissements (des CRDP, CREPS, INRP, etc.).

 

De plus la restructuration des universités en une dizaine de Pôles « d’excellence » augmente très nettement la mise en concurrence entre les établissements et place les autres au rang d’établissements de seconde zone. Avec le Grand Emprunt, le gouvernement pose une nouvelle pierre dans la destruction du système de l’enseignement supérieur et de la recherche. Par ailleurs la Recherche publique est, elle-aussi, restructurée avec l’éclatement des organismes de recherche et l’absorption des laboratoires dans les universités ou les consortiums.

Pour finir, sous couvert d’économie, le gouvernement démantèle totalement l’offre de formation publique.

 

L’austérité se traduit aussi par le gel annoncé des salaires de la Fonction Publique pour plusieurs années qui, associé à la mise en place de la réforme des retraites prévoyant la hausse des cotisations versées par le salarié, va signifier concrètement une baisse du salaire net de l’ensemble des fonctionnaires. Aggravant d’autant le recul du pouvoir d’achat constaté depuis plus de 10 ans.

 

L’objectif prioritaire : l’affaiblissement du Service Public, l’externalisation de ses missions lucratives afin de les offrir sur un plateau aux secteurs dits concurrentiels et marchands.

 

Pour la FERC CGT, cela n’est pas acceptable!

 

Parce qu’à la CGT nous pensons qu’une autre répartition des richesses est possible, garantissant l’augmentation des salaires, les créations d’emplois dans le secteur privé comme pour le Service Public, y compris des emplois de fonctionnaires, et  le développement et l’amélioration des Services Publics.

 

Nous revendiquons :

  • l’arrêt des suppressions de postes de fonctionnaires et le rattrapage du déficit de ces mêmes postes induit par la politique gouvernementale depuis 2007 (100 000),
  • l’arrêt du recours au travail précaire et la titularisation des personnels,
  • l’augmentation des salaires et des pensions,
  • l’amélioration des conditions de travail,
  • la retraite à 60 ans avec reconnaissance de la carrière complète et de la pénibilité, l’abrogation des lois Balladur, Fillon, Woerth-Sarkozy et l’ouverture de négociations sur le sujet.

 

Ce n’est pas aux salariés de payer une crise due à la spéculation.

Pour une Europe juste et sociale, la FERC appelle l’ensemble des personnels de ses secteurs d’activité à s’inscrire dans les actions locales qui auront lieu en territoire.

                    Mercredi 15 décembre

                             12 heures

                                Rassemblement devant la Préfecture

                                           Quai Sadi-Carnot

                                                Perpignan

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