Rodolphe Juge, acharnement et déni de droit !

Publié le par ferc cgt 66


Pas de double peine pour Rodolphe JUGE

enseignant et militant CGT dans l’académie de Créteil !

 

Rodolphe Juge, enseignant stagiaire en lycée professionnel à la Courneuve (93) et syndiqué à la CGT éduc’action aurait dû avoir un avis positif du jury académique pour sa titularisation et bénéficier, comme tous les autres stagiaires, d’un repos estival bien mérité… Son dossier de validation était complet et avait un avis positif de l’IUFM avant d’être retiré, en catimini, de l’examen de la commission le 4 juillet 2008. Comment expliquer, sans l’intervention expresse du recteur, le report de l’examen de sa titularisation à la prochaine réunion du jury… en décembre 2008 ! Cette mesure vient en plus d’un arrêté de suspension

prise à son encontre par le recteur le 18 juin 2008.

 

La « faute » de Rodolphe, aux yeux du recteur est d’avoir participé avec les organisations syndicales, à une manifestation de lycéens le 3 avril 2008, laquelle s’est terminée par une intervention de la police. Le professeur est alors arrêté, mis en garde à vue, avant de faire l’objet de poursuites pénales injustifiées pour… violence ! De nombreux témoins attestent de l’absence du bien fondé de cette accusation.

La mobilisation de centaines de militants, de citoyens, de collègues, présents le jour du procès, signataires de la pétition, a permis, dans un premier temps, de repousser la comparution immédiate et de reporter le procès au 17 avril. Celui-ci ne s’est pas tenu, faute pour de la partie accusatrice d’être présente. Le procès est donc reporté.

Pourtant, le Recteur de l'académie de Créteil décide de suspendre Rodolphe de ses fonctions pendant 4 mois dans l'attente de l’audience fixée le 24 septembre 2008, faisant fi du principe de la présomption d’innocence.

Pour le Président de la LDH, il s’agit là « d’un déni de droit ».

 

Aujourd’hui, le jury de titularisation n’examine pas le dossier de notre collègue et camarade, sa rentrée l’année prochaine dans un nouvel établissement est compromise. Il s’ensuit un lourd préjudice pour la suite de sa carrière, démesuré par rapport à des faits contestés et dont la double peine, suspension plus report de la titularisation, dépasse la simple mesure conservatoire.

C’est pour la FERC CGT de l’acharnement et la volonté manifeste de criminaliser l’action syndicale.

Publié dans Actualité Nationale

Commenter cet article