FERC CGT 66, CGT Educ'Action 66: "Quelle rentrée 2008 !"

Publié le par ferc cgt 66



AUGMENTATION IMMEDIATE DES SALAIRES POUR TOUS LES PERSONNELS :

Notre pouvoir d’achat est en baisse continuelle depuis des années : les prix augmentent fortement, pas nos salaires. Depuis vingt-cinq ans, le salaire des enseignants n'a cessé de baisser. De 1981 à 2005, les professeurs ont perdu 20 % de leur pouvoir d'achat, 7% depuis 2000. Les hiérarchies salariales se sont tassées : le rapport entre salaire de début et de fin de carrière pour un professeur certifié (titulaire du Capes) est tombé dans la même période de 2,5 à 1,8. Un professeur au 1er échelon a, aujourd’hui, un salaire net équivalent 1,4 fois le SMIC. Ce n’est pas le dispositif GIPA (Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat) instauré par Messieurs Eric WOERTH et André SANTINI qui va changer fondamentalement les choses. Ce dispositif, est, comme le précisent nos camarades de la CGT-INSEE, une véritable « arnaque ». Il aboutit à ne rattraper qu'une petite partie de la perte réelle de pouvoir d'achat !

  

BAISSE DU TEMPS DE TRAVAIL ! TITULARISATION DES PRECAIRES ! RECRUTEMENT D’ENSEIGNANTS ! FORMATION INITIALE ET CONTINUE POUR TOUS !

Notre temps de travail augmente par l’élargissement de nos missions et par la pression des heures supplémentaires. Celles-ci doivent être une exception, non un mode de gestion de la pénurie d’enseignants. Elles ne peuvent se substituer à l’augmentation nécessaire de notre salaire de base.  Actuellement, à partir du 5ème échelon, toute heure supplémentaire est moins payée qu’une heure normale de service ! Transformons les heures supplémentaires en emplois pour créer des postes en plus grand nombre.

 Les contrats précaires ne se multiplient  que dans des conditions d’emploi qui se dégradent (aucun accès aux concours, pas de progression de salaires, des licenciements après plusieurs années sans aucun recours…). Les affectations de TZR sur plusieurs établissements sont monnaie courante, les stagiaires font cours à mi-temps dès la rentrée et avant toute formation. Par ailleurs les IUFM vont être jetés aux oubliettes.

 Le ministre essaie de nous faire croire qu’il réforme pour améliorer le système, alors que l’objectif est de faire des économies en postes, en heures. Le gouvernement organise donc «un troc» salaire contre emplois. 30 627 suppressions d’emplois prévues en 2009 dans la Fonction Publique dont 13500 annoncées dans l’Éducation Nationale.

On essaie de faire croire aux élèves, et à leurs familles, qu’ils peuvent réussir mieux avec moins de temps, de moyens, d’heures de cours (passage au Bac pro 3 ans, suppression des options, des modules, baisse des heures d’enseignement,…).

 

La FERC CGT 66 et  la CGT Educ’action 66 appellent les enseignants à se réunir dès la rentrée dans les écoles, les collèges et les lycées pour faire le point sur la situation dans leur établissement, pour débattre des réformes en cours et à venir, pour décider des modalités d’action pour contrer l’offensive de casse du service public d’éducation.

 

 Contact : Monique Piqué : 06 16 22 27 22 Bourse du travail 46 place  Rigaud  Perpignan

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