CDEN des PO 19 10 08 Déclaration FERC CGT 66 SDEN CGT 66

Publié le par ferc cgt 66


                             CDEN du 17 octobre 2008

 

                  Déclaration SDEN CGT 66 FERC CGT 66

 

Le monde est plongé dans une nouvelle crise financière internationale. La machine financière s’effondre comme un château de cartes.

 Pour tenter de redresser la situation, les gouvernements injectent des milliards  d’argent public dans les systèmes bancaires. Ce qui n’est pas sans poser problème à tous les millions de salariés, qui vont être victimes de cette crise. Cela n’étant évidemment qu’un début.

 

Pour ces millions de salariés, le vieux principe de privatisation des profits et de socialisation des pertes fonctionne à plein rendement. Certains, comme François Fillon, en appellent déjà à l’unité nationale.

 

 

Les causes sont connues.

 

Ce qui se passe est le résultat d’une politique libérale qui privilégie depuis des années :

    la course à l’argent facile au lieu de l’investissement productif,

    le rendement financier à court terme au lieu de l’emploi,

    les revenus financiers au lieu du salaire,

    la dérégulation et la privatisation tous azimuts au lieu du développement de services publics modernes et répondant aux besoins des usagers.

 

Rendement financier maximal, obtenu par :

    la pression sur les salaires,

    la gestion de l’emploi comme variable d’ajustement,

    l’aggravation des conditions de travail,

    la précarisation,

    la flexibilité, l’extension des horaires,

    la dévalorisation du travail dans le processus productif.

Avec parmi d’autres conséquences, la souffrance grandissante de millions de salariés ».

 

Le gouvernement n’entend pas changer de trajectoire.

   30 627 suppressions de postes dans la Fonction Publique programmées, en 2009,

   non remplacement d’1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite,

   RGPP  à l’ordre du jour,

   fermeture d’hôpitaux publics, franchises médicales, transfert sur les complémentaires…

   Mutualisation des services de l’assurance maladie,

   mise en place des Agences Régionales de Santé,

   dossier Retraite ...

 

Concernant l’Education nationale, la rentrée 2009 se fera avec 13 500 emplois en moins, (plus de 40 000 suppressions sont programmées sur les 3 prochaines années), puisque la mission d’audit sur la RGPP dans l’Education nationale prévoit, au titre de la réforme du lycée,  « une économie de 16 000 à 17 000 postes », 40 000 suppressions de postes à rajouter aux 11 200 de cette année.

Au delà de ces suppressions, ce sont :

     la disparition programmée des IUFM,

     de 3000 postes d’enseignants en RASED,

     l’annonce d’une formation des enseignants réduite à un simple compagnonnage,

     l’abandon de la carte scolaire,

     la mise en concurrence des établissements, des personnels, des élèves,

     la mise en place dès 2010, si le projet de loi est adopté en 2009, des EPEP (Etablissements Publics d’Enseignement Primaire)…

    … qui scellent la détérioration des conditions d’étude pour les élèves et de travail pour les personnels.

Après une campagne visant à faire porter à l ‘école la responsabilité du chômage et de la précarité, les restrictions de moyens et la mise en œuvre de réformes non discutées et mal pensées remettent en cause la Service public d’éducation, pilier de notre société, avec les enjeux qui en découlent.

150 000 jeunes sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, 5 millions de salariés sont durablement ou temporairement exclus d’un véritable emploi, faute de formation initiale ou continue de qualité.

Les inégalités se creusent… ?, l’Etat choisit de réduire les investissements d’intérêt général, et d’affaiblir l’intervention publique .

Pour la FERC CGT , cette politique porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités

 

Désireuse d’une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes, exigeant d’autres choix, la FERC CGT appelle à la mobilisation la plus large le dimanche 19 octobre à Paris.

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