Jeudi 19 mars, tous en grève !

Publié le par ferc cgt 66


Pour les salaires et pour l’emploi

de la  maternelle à l’université : non aux reformes DARCOS

et aux suppressions de postes !

 

tous en greve le jeudi 19 mars,

                 le 24 mars on continue !

 


En quelques mois le climat social a beaucoup changé et l’exaspération de millions de salariés n’a fait que monter.

La journée de grève interprofessionnelle du 29 janvier a montré la puissance du mouvement de protestation : 2,5 millions de manifestants, une participation importante à la grève des salariés du privé comme du public à la grève.

 

Les universités ont poursuivi la mobilisation par une grève reconductible contre le nouveau statut des enseignants chercheurs, en défense de la recherche publique. Etudiants et  enseignants se sont engagés dans une mobilisation contre la suppression de la formation des maîtres et des IUFM, contre les menaces sur le recrutement des futurs enseignants. Dans le premier degré comme dans le second, pas une semaine sans qu’un secteur de l’Education ne prenne l’initiative d’une action pour s’opposer à la politique libérale de Darcos et de Sarkozy.

 

Le 19 mars l’appel unitaire à la mobilisation interprofessionnelle est la preuve que le mouvement ne faiblit pas. Montrons tous ensemble que nous  ne laisserons pas ce gouvernement casser morceau par morceau l’Ecole et les services publics (hôpitaux, Poste, tribunaux...).


 

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Le 19 mars l’appel de l’ensemble des confédérations et des fédérations syndicales doit être massivement entendu :

 

TOUS EN GREVE, PARTICIPATION MASSIVE

AUX MANIFESTATIONS !

 

 

La victoire des grévistes en Guadeloupe, réunis dans le collectif unitaire du LKP, autour d’une plateforme revendicative de haut niveau, exigeant notamment  les 200 euros, des baisses de prix, a marqué la situation sociale aux Antilles mais aussi  en métropole. Il est possible de gagner contre ceux qui cherchent à faire payer la crise aux salariés si on inscrit la grève dans la durée et l’unité en renforçant la mobilisation.

 

Dans l’Education il y a urgence à stopper les ministres Xavier Darcos et Valérie Pécresse dans une fuite en avant et des  attaques tout azimut. Après le 19 mars la CGT Educ’action appelle les personnels à poursuivre la mobilisation au plus haut niveau et dans toute l’Education pour le retrait des réformes en cours dans le premier et second degré, contre la suppression des IUFM, pour le maintien d’un recrutement au niveau de la licence, avec statut de fonctionnaire stagiaire et reconnaissance d’un master à l’issue de la formation.

 

 

Réforme de l’enseignement professionnel : généralisation du bac pro 3 ans, suppression des BEP, nouvelles grilles horaires, suppression de postes,

c’est non !

 

La réforme de l’enseignement professionnel est emblématique de cette politique de casse. Elle entre dans la phase décisive de mise en application et la rentrée 2009 se prépare dans des conditions inacceptables pour les personnels de LP de LPO :

 

Ø      Suppressions massives de postes qui iront en augmentant les 2 prochaines années ;

Ø      Suppressions de sections dans les lycées (particulièrement sensibles en milieu rural) ;

Ø      Grilles horaires tri-annualisées, lourdes de risques d’annualisation pour le statut des enseignants ;

Ø      Disparition d’un cadre national précis pour les horaires ;

Ø      Augmentation de la durée des stages en entreprises ;

Ø      Réduction du temps de formation de 35 % des enseignements en moyenne ;

Ø      Risque de dévalorisation de la valeur du diplôme par l’introduction d’une épreuve
de contrôle en juillet, qui dans les formes proposées, peut déboucher sur un bac au rabais
.

 

Les élèves de la voie professionnelle ne doivent pas être les premières victimes des réformes que le ministre tente d’imposer à marche forcée. Les élèves de 3è de collège et leur famille sont dans l’incertitude et l’inquiétude face à des choix d’orientation qu’ils ne maîtrisent pas (CAP ou BAC). Ils ne doivent pas voir sacrifier, à travers la suppression d’un an de scolarité, leur capacité réelle à obtenir un véritable baccalauréat, diplôme attestant une qualification professionnelle.

 

L’enjeu de cette réforme dépasse largement les seuls personnels des lycées professionnels ou polyvalents. Ce sont tous les acteurs du système éducatif parents et élèves, enseignants des lycées et des collèges qui sont concernés. Elle aura des répercussions sur tout le lycée, sa voie générale et particulièrement sa voie technologique.

 

C’est conscient de l’importance de cet enjeu que la CGT Educ’action et le SNUEP-FSU appellent les personnels à se réunir après le 19 pour décider collectivement des actions nécessaires à l’amplification de la mobilisation, à participer à la grève nationale du mardi 24 mars pour exiger le retrait des réformes dont celle de l’enseignement professionnel prévue dès la rentrée 2009.

C

 

Le 19 et le 24, tous en grève et dans la rue
pour le retrait des réformes, 
la restitution des postes, la hausse des salaires !

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