Organismes de formation privée, négociations sur les salaires

Publié le par ferc cgt 66


                            Négociation sur les salaires
                        Déclaration du SNPEFP CGT

Le compte n’y est plus !


     Depuis des années, notre pouvoir d’achat régresse parce que nos salaires ne suivent pas l’augmentation du coût de la vie. Depuis des années, notre moral baisse parce que nos salaires ne suivent pas nos efforts de polyvalence et adaptation. Depuis des années, nous développons des compétences nouvelles pour répondre au plus près des besoins de nos stagiaires mais la reconnaissance de nos employeurs ne croît pas.

     Depuis des années, les négociations sur les salaires avec la Fédération Patronale (FFP), toujours insatisfaisantes pour la grande majorité du personnel, ne débouchent sur aucun accord avec la CGT.

     Pour 2009, les propositions de la FFP s’inscrivent dans une perspective étriquée : augmentation de +0,5% des salaires minima de la branche alors que l’inflation sur les 12 derniers mois est supérieure à +3%.

Toutes les organisations syndicales s’accordent à dire que, nous, salariés du secteur, avons perdu depuis 10 ans plus de 10% de notre pouvoir d’achat.

     Comme les années précédentes, la FFP a refusé en bloc les revendications de la CGT et des autres syndicats, dans ce qui n’est qu’une parodie de négociation.

La branche a les moyens financiers de rémunérer son personnel : en 2007, la FFP a refusé toute augmentation et le chiffre d’affaires de ses adhérents était en croissance de +11,4% (soit 1,153 milliard d’euros). En 2008, la croissance du chiffre d’affaires est prévue à +7,1% (source Observatoire Patronal). Ces excellents résultats sont obtenus grâce aux efforts de productivité accomplis par nous, les salariés.

 
Une politique régression et de chantage

     La délégation patronale maintient sa position d’accorder une revalorisation des salaires A CONDITION de donner une « flexibilité » aux organismes de formation dans l’organisation du temps de travail des formateurs.

     Comme l’an dernier, elle demande que nous acceptions de rogner sur le PR temps de préparation et de recherche des formateurs D&E, au mépris de la qualité de la prestation et des conditions de travail.

Le SNPEFP CGT ne donnera pas son accord à une politique de régression qui vise à supprimer les acquis reconnus dans notre Convention Collective et met à genoux une profession toute entière.


Ça suffit !!!


     Pour cette négociation, l
e SNPEFP CGT pose comme base prioritaire de négociation :

·                                 la réactualisation rétroactive des salaires des catégories A et B au mois de juillet 2008 ;

·                                 une augmentation de la valeur de point de +7% ;

·                                 le droit au DIF pour les formateurs en intermittence ;

·                                 l’automaticité d’accès de l’échelon 1 à l’échelon 2

·                                 le passage formalisé de la catégorie D à E ;

·                                 la mise en phase de la CCN avec les dispositions plus favorables aux salariés (11 jours fériés, temps de déplacement à l’intérieur de la journée de travail, temps de trajet, indemnité de licenciement, prise en compte du stress...)

·                                 la négociation et la mise en place d’un accord de branche sur l’entretien professionnel avec élaboration paritaire d’un guide d’entretien d’évaluation

     Quant aux autres thèmes, en attente et programmés depuis de nombreuses années et jamais aboutis, ils ne doivent pas être éludés (droit syndical, DIF, accord de branche sur la formation…)

 

Valoriser les salaires, maintenir et augmenter le pouvoir d’achat, c’est investir dans le capital humain, véritable richesse de l’entreprise.

Publié dans Formation Privée

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