Enseignants du 1er degré, résistance passive ou désobéissance ?

Publié le par ferc cgt 66


Soutien aux désobéisseurs

 

Le bilan du gouvernement au niveau de l’enseignement dans le premier degré est catastrophique.


C’est avec force et autorité que les actions visant la destruction de l’école publique ont été menées, sans respect du dialogue social, méprisant les missions des personnels, les besoins des élèves et des familles.
Ces réformes tentent de modifier profondément l’école : suppression du samedi matin (impliquant des heures de soutien en dehors des heures de classe) ; retrait de 3000 postes dans les RASED ; fin de la carte scolaire ; apparition de nouveaux programmes rétrogrades et de leur dispositif d’évaluation en CE1 et CM2 ; mise en place programmée de jardins d’éveil en concurrence directe avec l’école maternelle et des EPEP.
Les droits syndicaux sont aussi mis à mal par la loi sur le service minimum d’accueil et par la nouvelle organisation des heures d’information syndicale.

Les enseignants du premier degré ont été humiliés.
Sur le terrain, dans les écoles, certains cèdent à l’individualisme et à la résignation.
Nombreux sont ceux qui font de la résistance passive.
Ils n’appliquent pas, sans le dire, les instructions ou ne les appliquent que dans la forme, évitant ainsi tout harcèlement hiérarchique.
Ils veulent ralentir la machine sans se mettre en danger.
D’autres par contre ont décidé publiquement, individuellement, de s’inscrire dans une action de "désobéissance".
Ils ne représentent qu’un faible pourcentage du corps des enseignants du premier degré dans lequel une certaine infantilisation historique perdure.
Mais les pressions, les sanctions, les retraits sur salaire (qui se comptent parfois en dizaines de jours ponctionnés par personne), dont sont victimes ces désobéisseurs "affichés" choquent.
Ce sont des pratiques discriminantes indignes qui touchent des personnels qui ont décidé de se battre, de façon forte, pour le maintien d’un service public d’éducation de qualité.

La CGT Educ’Action privilégie les actions collectives organisées, les mouvements de grève. Cependant nous soutenons tous les personnels en lutte et dénonçons les basses manœuvres mises en place par le gouvernement visant à sanctionner les désobéisseurs de façon disproportionnée.
Nous demandons l’arrêt des retraits sur salaire et des sanctions pour ces collègues.

Le système éducatif dans le premier degré a besoin d’autre chose que de mesures électoralistes à court terme.
Une large concertation est nécessaire entre tous les acteurs du monde éducatif et le gouvernement afin de bâtir l’école du XXIe siècle.

Face à un gouvernement ultralibéral de choc, il faut une réponse à la hauteur.
Nous appelons les personnels à construire un rapport de force puissant et leur donnons rendez-vous à la rentrée.

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