Certification du BEP, vers une dévalorisation du diplôme ?

Publié le par ferc cgt 66


Certification BEP : les décrets ont été examinés le 24 juin

 

Après avoir hésité sur les modalités de certification du niveau V (BEP) dans le cadre du bac pro 3 ans, le ministère a finalement présenté son projet devant le Conseil supérieur de l’Education du 24 juin. La CGT Educ’action s’est prononcée contre ce dispositif qui prévoit l’attribution du BEP quasiment uniquement en CCF. Une seule épreuve, celle de français histoire-géo, sera en partie ponctuelle. Tout le reste se fait  en Contrôle en Cours de Formation, avec les problèmes  d’organisation qui ne vont pas manquer d’apparaître. Le syndicat des personnels de direction (Unsa) s’en est même inquiété… alors qu’il a soutenu la réforme  du Bac pro 3 ans.

Le discours « officiel » du ministère n’a cessé de mettre en avant sa détermination  à renforcer l’apprentissage des langues, notamment à l’oral. Dans la pratique, les collègues ont pu mesurer les moyens réels qui leur ont été donnés à cette rentrée pour le travail en groupe ! Avec la certification BEP, c’est le bouquet final : il n’y aura aucune évaluation de langue vivante. De qui se moque-t-on ?  En mathématiques et sciences, les CCF sont organisés en 2 fois 30 minutes (30 min en maths et 30 min en sciences à la fin de seconde, puis  de nouveau à la fin du premier semestre de première). Ils doivent intégrer une évaluation « TICE » individuelle en présence de l’enseignant. Bonjour l’organisation. Avec des effectifs de 30 élèves, il est impossible d’assurer correctement un enseignement de ce type. Le  risque ne serait-il pas, alors, de remplacer une véritable évaluation de mathématiques par des « QCM  améliorés » ?

Quelle sera la valeur du BEP, comme diplôme national, dans de telles conditions ? La CGT, qui se bat pour une véritable reconnaissance de la  qualification professionnelle, ne se satisfera pas d’une telle situation.

Publié dans Lycées Professionnels

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