Emplois Vie Scolaire, des solutions de bric et de broc

Publié le par ferc cgt 66


30 000 EVS (emplois vie scolaire) en fin de contrat depuis le 30 juin ; 30 000 jeunes qui devront s’inscrire à Pôle Emploi et venir aggraver les statistiques du chômage ?

Employés en contrats aidés, essentiellement des CAE (Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi), la majorité d’entre eux n’ont pas bénéficié de formation qualifiante ni d’accompagnement pour faciliter leur insertion professionnelle.

L’Etat a failli à sa tâche dans le respect de ces contrats.

Aujourd’hui, à la va-vite, il recherche des solutions qui relèvent plus d’un effet d’annonce que d’une recherche d’efficacité :
 pérenniser le dispositif ne répond pas à la situation des 30 000 EVS sortants,
 l’article 30 ajouté à la loi sur la mobilité ne fait que donner la possibilité à des associations agréées après accord avec l’Inspection Académique d’intervenir dans l’accompagnement d’enfants handicapés au sein de l’école. Il s’agit d’une possibilité ouverte aux ex EVS comme à tout demandeur d’emploi, (5000 seraient concernés),
 l’accord signé entre le ministère du travail, Pôle Emploi, et une entreprise privée de « service à la personne » ne vise qu’à donner une information spécifique aux ex EVS sur les « opportunités d’emplois » avec promesse d’étudier « prioritairement » leur demande ! (2000 seraient concernés).

Quid d’une formation qualifiante et de sa reconnaissance ? Quid des EVS employés sur des tâches administratives ? Quid des EVS plus âgés embauchés en « Contrat Avenir » et qui se retrouvent à la case départ ?

L’Etat, en tant qu’employeur, a des responsabilités, surtout en cette période de crise, après avoir tenu le « Grenelle de l’insertion », au moment où le Haut Commissaire à la Jeunesse vient de présenter le « livre vert pour une politique de la jeunesse ».

La FERC-CGT et la CGT n’acceptent pas la situation faite à ces jeunes. Elles constatent que les dispositifs d’emplois créés reposent sur des contrats de plus en plus précaires qui ne sont même pas respectés.

Les tâches accomplies dans le cadre de leur mission de service public correspondent à des besoins réels et nécessitent des emplois stables correspondant à une qualification réelle.

La FERC et la CGT demandent au gouvernement qu’il respecte ses engagements et n’agisse pas comme n’importe quel patron du privé. Il doit faire face à ses manquements et réparer le préjudice subi par les EVS.

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