L'Education, l'avenir d'un pays, le groupe des 24 avec la CGT Educ'Action

Publié le par ferc cgt 66


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                           Oui, monsieur le ministre ,
              un pays qui croit en son avenir
                  est un pays
qui investit dans l’éducation
!


Nous constatons en cette rentrée 2009 les graves conséquences de la crise financière et économique
en France. La hausse exceptionnelle du chômage et de la précarité accompagnée d’un désengagement progressif de l’Etat vis-à-vis des services publics provoquent une véritable crise sociale.


Dans un tel contexte, un grand service public laïque d’éducation est une chance. Pourtant, il est
victime de la politique dangereuse du gouvernement : l’appauvrissement de l’Ecole, la suppression de  50 000 postes dans l’Education nationale depuis 2002, la suppression de la carte scolaire, l’abandon de l’Education prioritaire, les menaces sur la maternelle… accentuent inlassablement les inégalités dans notre société et font peser sur les collectivités territoriales des obligations qui relèvent de l’Etat.


Les organisations signataires ne peuvent accepter la programmation de 16 000 suppressions
supplémentaires à la rentrée 2010. Elles demandent un changement conséquent de la politique de

l’emploi public avec un arrêt des suppressions de postes et la mise en place d’un plan pluriannuel de

recrutement, mais aussi l’abandon de la politique menée vis-à-vis de la carte scolaire.


Les affirmations sur la nécessité d’investir dans l’Education et de réduire les inégalités doivent se

traduire par des décisions en rupture avec les politiques menées ces dernières années. 

Après deux années durant lesquelles l’Ecole a été brutalisée, il est temps de renouer un réel dialogue

constructif avec l’ensemble de la communauté éducative pour une école qui assure la réussite de tous

et connaisse une nouvelle vague de démocratisation. Cela signifie qu’il faut traiter de façon

ambitieuse la préparation du budget 2010, la formation des enseignants, les remplacements, la place

de l’école maternelle, primaire et du collège, les programmes et les pratiques, le rôle des associations

complémentaires… L’orientation scolaire doit être un levier pour la réussite des jeunes via un service

public d’orientation de l’Education nationale doté de moyens importants et de personnels qualifiés.


Tous ces dossiers doivent être ré-ouverts.


Ainsi le processus de réforme du Lycée doit être relancé sans précipitation. Le calendrier fixé par le

ministre est trop court pour construire la réforme ambitieuse que la communauté éducative attend,

d’autant plus indispensable que la société est en crise.


Alors que Luc Chatel affirme agir dans « un esprit de dialogue et de concertation » les organisations

signataires de cet appel, lui demandent d’ouvrir dès la mi-septembre 4 chantiers de réflexion et de

travail sur :

- L’accès et la réussite d’un plus grand nombre de jeunes au Lycée et l’orientation scolaire.

- Des contenus et des pratiques pour une nouvelle vague de démocratisation du lycée.

- Un lycée qui ne soit pas seulement un lieu d’étude mais qui soit aussi un véritable lieu de vie

et d’apprentissage de la citoyenneté et de l’intégration.

- Une réforme qui permette à un maximum de jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur et

d’y réussir.


Sur tous ces points, les organisations signataires s’adressent solennellement au ministre de

l’Education nationale pour qu’il entende et mette ses actes en conformité avec ses paroles en donnant

sans tarder de premiers signes concrets et en ouvrant les discussions nécessaires.


Elles se retrouveront à la fin du mois pour faire le point et évaluer la situation et les réponses du

ministre.


Ne rajoutons pas à la crise économique celle de l’Education : 
investissons pour elle !

 

Publié dans Actualité Nationale

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