Base élèves : le ministère doit faire lever les sanctions

Publié le par ferc cgt 66

Unsen.gif

La CGT Educ’Action est en désaccord avec l’obligation faite aux directeurs d’utiliser le fichier informatique base élèves.

Ce programme, sur différents points, ne répond pas aux besoins des écoles :
  •  Son utilisation dans la gestion de l’école n’est pas satisfaisante et de nombreux directeurs conservent un deuxième logiciel d’administration ;
  •   La notion de pilotage du système qu’il  induit est en phase avec la gestion managériale dans le cadre de la LOLF, Loi Organique des Lois de Finances. Sa déclinaison est organisée sur le terrain par les inspections (académiques et de circonscription).
    Elle vise en fait à supprimer des postes et à mettre en œuvre une politique du chiffre, de la performance et de la compétition, incompatible avec les missions éducatives.
  • La récolte des données nominatives pour établir des statistiques anonymes est un non-sens qui fait courir le risque de « fuites » de ces données. La statistique, pour fonctionner, n’a pas besoin de données exhaustives, elle peut se contenter d’échantillons.

Base élèves a aussi des côtés cachés : son interconnexion avec un autre fichier, la BNIE (Base Nationale des Identifiants Elèves) qui ne s’appuie sur aucun texte de loi et qui, elle, conserve les données nominatives pendant 35 ans et attribue un numéro à chaque  élève, l’INE.

Pour ces différentes raisons, entre autres, la CGT Educ’Action apporte son soutien aux directeurs en désaccord avec le système de recueil de données Base élèves et qui refusent son utilisation.
Le ministère doit faire lever les sanctions émises à l’encontre de ceux-ci (retrait de la fonction, blâme, mutation d’office) dans une dizaine de départements.

Commenter cet article