Etre nombreux le 29 septembre pour défendre Philippe Galano

Publié le par ferc cgt 66

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Syndicaliste,  Philippe Galano dans la souffrance

 

Philippe Galano, syndicaliste CGT et ex-conseiller régional PC n'en finit pas d'être inquiété par la justice, après 7 ans de procédure.

 

Il y a quelques mois, il a été condamné en appel à 3 mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende pour l'occupation, en 2003, des locaux de la direction des ASF à Narbonne ; il était alors sous le coup d'une procédure de licenciement après les manifs' contre la réforme des retraites au péage de l'autoroute en juin 2003.

 

Or, le 13 février dernier, Philippe Galano a reçu à son domicile, une OAS_AD('Position1');

convocation de la gendarmerie pour effectuer un prélèvement ADN en vue d'une inscription, comme tout condamné, au fichier national des empreintes génétiques.

Une procédure que le syndicaliste soutenu par la CGT et le PC refuse.

 

Vendredi , le syndicaliste s'est présenté à la gendarmerie de Cabestany et en est ressorti sans avoir passé le moindre test ADN. Devant 82 militants et Jean Vila, le maire de Cabestany , il raconte : "C'est la 2 e fois que je suis convoqué pour la même question. Aujourd'hui, le Procureur voulait savoir si j'avais changé d'avis. C'est non. Jamais, je me ferai prélever d'ADN pour les faits que j'ai commis. Je connais la loi, les sanctions. Si je refuse, je suis passible de 12 à 18 mois de prison."

 

Philippe Galano n'en démord pas : "Il faut arrêter cette spirale de criminalisation de l'action syndicale. Les salariés qui luttent pour défendre leurs droits et leurs emplois ne sont pas des délinquants."

 

Il devra toutefois se présenter au tribunal de Perpignan, le 29 décembre pour s'expliquer. Et il y aura forcément du monde sur les marches du Palais. (Photo Harry Jordan)

 

 

Déclaration Philippe Galano

Cette journée est pleine de symboles. Il y a 7 ans presque jour pour jour j’étais licencié pour avoir organisé une manifestation sur l’autoroute lors du conflit sur la réforme des retraites menée en 2003 par F Fillon. C’était Fillon alors ministre de la cohésion sociale qui autorisa mon licenciement des ASF, contre l’avis de l’inspecteur du travail. Aujourd’hui on m’impose un prélèvement ADN pour avoir occupé mon entreprise en juin 2003. Nous défendions alors nos emplois. Je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle entre 2003 et ce que nous vivons en 2010. Une convocation à la gendarmerie (qui pour la deuxième fois et pour le même motif) m’a tout l’air d’une tentative d’intimidation, quelques jours avant les mobilisations sociales du 23 septembre prochain.

Nous vivons une période grave. Aujourd’hui en France des syndicalistes, des salariés, parce qu’ils ont occupé leur entreprise, sont condamnés et fichés génétiquement au même titre que n’importe quel délinquant de droit commun. Criminalisés par les lois de sécurité intérieure de N. Sarkozy ce sont des atteintes graves aux libertés. La criminalisation de l’action syndicale fait partie intégrante de la stratégie de ce gouvernement. Intimidation, fichage généralisé des syndicalistes, le but est de faire taire la contestation sociale, de mettre sous le boisseau les revendications des salariés, le droit de grève, de se syndiquer. Je veux dénoncer cela dans mon refus de me soumettre au prélèvement d’ADN.

J’ai été licencié en 2003 avec des dizaines de militants syndicaux parce que j’ai combattu une réforme dont Fillon à l’époque nous expliquait qu’elle était nécessaire pour la pérennité de notre système par répartition. On voit bien aujourd’hui où nous en sommes. Je suis désormais convoqué en audience correctionnelle le 29 décembre 2010 pour avoir refusé de donner mon ADN. Pour moi, la seule réponse à cette politique et aux intimidations de ce gouvernement c’est l’amplification des mobilisations. Cela passe par la réussite du 23 septembre.

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