Intensifier les luttes et gagner sur les revendications

Publié le par ferc cgt 66

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Partout intensifier la lutte

 

Il n’y a pas de négociation possible tant que le gouvernement ne reviendra pas sur les bornes d’âge et ne garantira pas un niveau suffisant de garanties pour l’ouverture des droits à 60 ans.

 

Votés tant à l’Assemblée Nationale qu’au Sénat, les textes de ce projet scélérat ne sont pas encore promulgués.

Les amendements ajoutés au projet initial et votés par la droite dans ces deux assemblées ont confirmé les véritables objectifs d’une réforme qui ne règle rien puisque le débat sera ouvert à nouveau en 2013 !!

 

Mettre un terme au système de solidarité intergénérationnelle, à la retraite par répartition au profit du chacun pour soi – système par capitalisation – Ecraser les plus modestes par un système de retraite par points calculé en fonction de la durée d'assurance et du salaire moyen sur l’ensemble de la carrière et non plus les 25 meilleures années ou 6 derniers mois selon  que l’on relève du privé ou du public.

 

Partout, des actions en territoire, dans les entreprises

La période de congé n’a pas interrompu la mobilisation à contrario de ce qu’espérait le gouvernement. De nombreuses initiatives ont été initiées dans les entreprises et établissements publics – arrêts de travail reconductibles, blocage de la production …- dans les territoires – manifestations, rassemblements…-

 

La jeunesse concernée

La dégradation de l’emploi des jeunes ne cesse de s’accélérer depuis l’automne 2008 (en augmentation de 7% ces deux dernières années). Actuellement 27% des 16 - 24 ans sont au chômage ! Le recul de l’âge moyen d’entrée dans un emploi stable (27 ans),

l’allongement de la durée des études conduisent les jeunes à commencer à cotiser plus tard que par le passé. Dans le cadre de cette réforme, la nouvelle génération est encore une fois sacrifiée, une partie d’entre elle une nouvelle fois stigmatisée.

 

Mais qu’ont fait les gouvernements pour elle depuis le 14 novembre 2005 et l’Etat d’urgence déclaré dans le pays ?

Hier ; l’apprentissage à 14 ans, le service civil volontaire dans le cadre des contrats d’accompagnement à l’emploi (CAE), la loi sur le volontariat associatif et l’engagement éducatif…!

Aujourd’hui ; un renforcement de la ségrégation scolaire et sociale par un enseignement primaire qui scolarise de moins en moins d’enfants de moins de 3 ans, par la quasi disparition de la carte scolaire - 186 des 254 collèges du « réseau ambition réussite » ont perdu jusqu’à 10% de leurs effectifs - la mise en place des établissements CLAIR, mais aussi la transformation des cursus – Bac pro en 3 ans – sous couvert d’égalité des filières, la réforme des programmes… une université à plusieurs vitesses.

 

En fait, ce sont toutes les politiques d’accompagnement de la jeunesse qui sont remises en question. L’accompagnement, la formation, l’animation socioculturelle qui font partie intégrante des missions des organismes des Crous, de l’Afpa, des Foyers des Jeunes Travailleurs et autres associations en lien avec la formation disparaissent au nom de la rentabilité.

 

Quelle contribution à l’Education, la Formation ?

60 000 emplois supprimés dans l’enseignement scolaire depuis 2007, 16 000 nouvelles suppressions sont annoncées pour la rentrée 2011 alors que les indicateurs montrent une élévation du nombre d’élèves, alors que nous devrions assister à de substantiels départs en retraite des femmes enseignantes, mères de trois enfants (200 départs dans le premier degré sont prévus dans les Bouches du Rhône en décembre prochain), alors qu’est programmé le non renouvellement de près de 10 000 contrats aidés.

 

Entrée frontale dans le métier, immersion brutale dans la profession au lieu d'une intégration progressive, programmée et accompagnée dans les IUFM. C’est la formation par l’échec, d’ailleurs certains rectorats ont déjà prévu la démission de près de 20 % des stagiaires.

 

Recours une nouvelle fois à des contractuels, des vacataires, souvent des jeunes préparant le concours ce qui concourra à renforcer la précarisation dans l’Education Nationale et fera baisser la qualité du service rendu par la disparition de certaines missions.

 

Absence de revalorisation salariale pour l’ensemble des personnels, des heures supplémentaires provoquées par un trop faible recrutement, une rétribution, à la discrétion des chefs d’établissements, des nouvelles missions qui ne compenseront pas le gel des salaires en 2011 et les hypothétiques discussions des années suivantes

 

Emplois, Salaires, Retraite, le gouvernement doit entendre les revendications des personnels, des salariés.

 

La Ferc-Cgt appelle l’ensemble des salariés de son secteur, à participer à toutes les initiatives sur les lieux de travail, les territoires quelles que soient les formes prises pour intensifier la lutte et gagner avec l’ensemble de salariés engagés dans le mouvement sur nos revendications.

 

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