Intervention FERC CGT au CTPD du 20 janvier 2010

Publié le par ferc cgt 66

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     La crise économique et sociale d’une ampleur inégalée, que le gouvernement

prétend derrière nous, crée une situation d’urgence sociale qui appelle à

penser l’évolution des services publics comme réponse aux besoins de notre

société, aux besoins de la population.

 

     Or, le gouvernement s’obstine à poursuivre sa politique de démantèlement des services publics, à poursuivre sa politique aveugle de suppressions d’emplois publics.

 

     Dans chacun de nos secteurs de l’Éducation et de l’Education Populaire,

de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de la Culture, de la

Formation, les salariés s’opposent depuis des mois à cette politique.

 

     Ils s'organisent et luttent contre les différents coups de force du gouvernement comme le montrent amplement les grèves et manifestations récentes à :

 

- La Culture (ministère de) : « Le personnel du ministère de la Culture et

de ses établissements, et tout particulièrement ceux du Centre

Pompidou (24 jours de grève) et de la BPI (18 jours de grève), s'investissent

très largement dans la grève unitaire [entamée le 2 décembre] contre la

RGPP et pour le service public culturel »

 

- L’Afpa : « le 22 décembre, la journée d’actions et de grève contre l’abandon

des missions de service public, la poursuite du démantèlement de

l’Association, le gel des embauches ainsi qu’une diminution généralisée des

activités et des effectifs, l’instauration d’un régime de mobilité généralisé pour

le personnel a marqué un nouveau temps fort de la lutte »

 

- L’Education Nationale : « les mobilisations, journées d’actions et de

grève se poursuivent contre la réorganisation de l’école (évaluations,

Rased…), les réformes du lycée, la formation des maîtres, l’absence de

réelle reconnaissance du métier à travers le volet salarial notamment ».

 

Ces mouvements au fort retentissement médiatique posent sans

ambiguïté les questions fondamentales de l'utilité sociale et économique du

service public alors que quels que soient les secteurs on assiste à :

 

- La réorganisation des services déconcentrés de l’Etat - « Jeunesse

et Sport » est ainsi intégré dans les directions départementales de la

cohésion sociale, en charge de l’action sociale mais aussi, pour partie, de

l'intégration des populations immigrées, de l'organisation de l'accueil et de

l'hébergement des demandeurs d'asile !

 

- Les restructurations – de la « carte universitaire redessinée autour de 15

Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur au détriment des plus petits

établissements, de la recherche publique avec l’éclatement du Cnrs, de

l’Inserm en instituts, de l’Inra absorbé dans le « consortium »

 

- Les réorganisations et suppressions de services – seules, une

direction du Patrimoine, une du Spectacle et des Arts Vivants, une pour

la communication et les médias subsisteraient au ministère de la Culture au lieu de 10 précédemment.

- Les suppressions d'établissements – ainsi du site du CRDP de Montrouge,

des nombreux CREPS, sans compter les fermetures de classes, de sections,

d’écoles…

 

     Tout ceci s’ajoute aux suppressions de postes dans la fonction publique ;

34 000 emplois dans la fonction publique de l’Etat dont 16 000 à

l’Education Nationale, ce qui porte à 100 000 le nombre d’emplois détruits

depuis 2007, des suppressions qui répondent à la règle du non

remplacement d'un départ à la retraite sur deux.

 

     Au niveau des lycées professionnels, dans le département, le dernier CTPA  a  décidé le transfert de la section de BEP sanitaire et social du lycée Léon Blum au lycée Charles Blanc.

 

 

     Encore une fois, les chefs d’établissement, avec l’aval de l’administration académique,  s’amusent au jeu des chaises musicales, le lycée Charles Blanc accueille la section  de BEP sanitaire et social du lycée Blum , ce qui permettra à ce  dernier lycée de recevoir la section de BTS tourisme d’Arago, qui pourra alors créer un autre BTS , des carrières notariales, par exemple.

 

     Il nous semblait pourtant, que les modifications de structures devaient intervenir  lorsque le lycée d’Argelès serait construit, et, nous nous interrogeons sur cette précipitation.

Cette décision a été prise sans aucune concertation  avec les représentants syndicaux et sans aucune information vis-à-vis des personnels enseignants qui vont en subir les conséquences.

 

     Ce ne sont pas les mêmes personnels qui enseignent en section de BEP et en section de BTS, ces changements de sections vont amener, dans certaines disciplines, sur les 2 ans, des fermetures de postes.

Dans un contexte de restrictions budgétaires nationales, d’implantations de postes de stagiaires  à 18 heures, les possibilités de mutation pour certains enseignants deviennent incertaines  voire totalement nulles.

     Le lycée Léon Blum, qui sera le plus touché par cette  «  tournante », devra assumer les conséquences de la déception et de la colère des personnels.

 

 

     Tout ceci s’accompagne de la remise en cause concrète, rapide, des statuts ainsi

que des garanties collectives de tous les personnels.

 

     L'objectif principal et prioritaire de ce gouvernement dogmatique, aux ordres

du capitalisme est l'affaiblissement du service public, jusqu'à sa destruction et

sa dilution dans tous les secteurs dits concurrentiels et marchands. Dès lors,

nul doute que ni les usagers, ni les personnels ne retrouveront leurs

intérêts dans l’enchevêtrement de ces réformes, nul doute que l’ensemble des

missions de service public ne pourra être maintenu puisque tout ceci

s’accompagne, d’une baisse des financements, d’une mobilité imposée

aux agents, d’une diminution de l’emploi !

 

Face à ce gouvernement qui persiste avec obstination dans son

action destructrice et de mise à sac du service public et qui entend même l’accélérer, la FERC CGT appelle les personnels de tous les secteurs à se réunir au plus vite en Assemblées Générales dans les services, établissements, écoles pour construire un mouvement massif de grève sur tous les lieux de travail et participer aux manifestations qui auront lieu dans toutes les régions le 21 janvier 2010.

 

Pour imposer d’autres choix politiques à ce gouvernement et au patronat en faveur :

de l’emploi stable dans le privé et le public,

des garanties statutaires et / ou collectives

de l’augmentation des salaires et des pensions

du développement des politiques publiques pour répondre aux besoins

de la population et non aux exigences des actionnaires !

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