Enseignement privé

Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /2008 10:54

Source : livre blanc du FLE

 

On ne peut pas parler aujourd’hui de FLE en France sans prendre en compte la dimension privée de son enseignement. Le secteur privé assure actuellement 80% des formations. S’il existe de mauvaises pratiques (et il n’y a pas non plus dans ce domaine de distinction entre public et privé !...), il y a cependant des centres de qualité, dirigés par de vrais professionnels qui connaissent bien leur terrain d’intervention, mais qui sont mal reconnus et jamais sollicités pour partager leur expérience, dans la formation en masters de FLE, par exemple.

 

Les centres à but lucratif 

Appliquée à l’enseignement du FLE, la distinction classique entre secteur public des universités et secteur privé « marchand » n’a pas de sens. Les centres universitaires comme les centres privés ont des obligations de rendement dans la mesure où leur fonctionnement (secrétariats, équipements, etc.) se fait sur fonds propres. Les deux types d’établissement accueillent les mêmes publics d’étudiants étrangers qui paient cher leur scolarité, et parfois même plus dans le public que dans le privé. Les centres dits « publics » fonctionnent comme des structures privées et intègrent les mêmes pratiques commerciales, alors que les centres dits « privés » assurent de leur côté des missions de service public, parfois subventionnées par les collectivités locales.

 

Les contraintes qui pèsent sur les centres sont les mêmes : ils doivent faire face à des périodes de forte activité comme à des baisses parfois brutales et imprévisibles des inscriptions. Leurs effectifs d’étudiants sont en effet tributaires de la situation géopolitique, économique ou sanitaire mondiale. Les centres sont de la même façon dépendants de la politique de la France en matière d’immigration, d’accueil des publics étrangers et de délivrance des visas. La convergence des positions des deux secteurs sur la question des CEF en est aujourd’hui l’illustration.

 

Les enseignants des centres publics et des centres privés exercent le même métier, et il n’est pas rare qu’ils soient les mêmes ! Pour les raisons évoquées plus haut, les possibilités de créer des emplois permanents dans le public comme dans le privé sont restreintes. La même précarité règne dans les deux secteurs, si bien que les enseignants sont obligés de naviguer entre différentes structures pour avoir une charge de travail suffisante.

 

Envisager la réalité de l’enseignement du FLE en France, c’est tenir compte des parcours atypiques des enseignants et leur permettre de continuer à exercer leur activité à la fois dans le public et dans le privé, en aménageant des passerelles entre les deux secteurs.

 

Une diversité de conventions collectives régit l’emploi des salariés des centres concernés.

La convention la plus répandue dans les centres privés est celle des organismes de formation (n° 3249). Elle prévoit, outre le recours aux CDI, l’embauche des enseignants sous CDD dit « d’usage », c’est-à-dire renouvelés sans limite ni délai de carence. Ce contrat permet ainsi  de répondre à « un surcroît temporaire d’activité ». Par contre l’embauche sous CDII (contrat à durée indéterminée intermittent), tout en permettant à certains d’avoir un statut de CDI et un employeur principal, ne garantit aux enseignants qu’un nombre minimal d’heures sur l’année et les prive des droits inhérents à la précarité de leur statut, notamment le droit à l’assurance chômage pendant les périodes non travaillées. Cette convention collective donne lieu à des abus. Elle doit donc être renégociée afin d’intégrer les spécificités de l’enseignement du FLE et en particulier la nature intermittente de l’activité, tout en assurant des statuts et des revenus décents aux enseignants.

 

Il faut pouvoir évaluer les centres d’enseignement. Même si la majorité des centres privés s’oppose aujourd’hui à la labellisation ministérielle pour défaut de transparence et de concertation de la part des ministères et du CIEP. Ils doivent cependant s’engager dans une démarche de  qualité exigeante quant au respect de l’accueil et du suivi du public,quant au  respect de la législation sociale et du code du travail et de pratiques commerciales loyales.

 

En contrepartie, les centres privés attendent plus de transparence dans la politique d’accueil des étrangers en France ainsi qu’une plus grande implication et un soutien des collectivités locales concernées par la présence d’étudiants étrangers dans leurs villes et leurs 21 Régions. Certains centres ont vu leur activité se restreindre et ont dû procéder à des licenciements, d’autres survivent difficilement.

Par ferc cgt 66 - Publié dans : Enseignement privé
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /2007 11:14
snpefp-logo.GIF

 Jurisprudence...

Après l’annulation de la convention sur l’IDR (indemnité de départ en retraite), le SNPEFP-CGT vient d’obtenir une nouvelle jurisprudence favorable auprès de la Cour d’Appel de Paris, en date du 20 novembre 2007.

Cette fois, c’est le paiement des heures de délégation des délégués syndicaux, contesté par les chefs d’établissements et la Fnogec depuis l’application de la Loi Censi, qui est réaffirmé.

En effet, la Cour d’Appel confirme l’application du droit syndical prévu par le Code du Travail aux maîtres de l’enseignement privé, y compris si l’on considère le caractère public de leurs contrats individuels…

Une nouvelle fois, l’analyse du SNPEFP s’avère juste. Nous avons toujours affirmé que la Loi du 5 janvier 2005 ne devait pas exonérer les établissements privés de leurs obligations d’employeurs des maîtres, qui restent pris en compte dans le calcul de l’effectif pour la mise en place des institutions représentatives du personnel.

Rappelons à cette occasion que les budgets des comités d’entreprise des  établissements privés doivent prendre en compte la masse salariale des enseignants, ce qui est très rarement le cas !

Actualité

Généralisation

Le ministère de l’Éducation Nationale prévoit la généralisation du Bac Pro en 3 ans.

 Ce dispositif, dont l’expérimentation est pourtant  largement critiquée dans le rapport « Prat » vise à remplacer le cursus Bep + Bac Pro, par une formation en 3 ans.

Au-delà de l’intérêt pédagogique, dont il conviendrait de débattre, les risques sont nombreux :

     suppression de 25% des enseignants des filières professionnelles,

      risque de fermeture d’établissements en cas de suppression de plusieurs classes de BEP, 

     de nombreux jeunes hésiteront à s’engager, faute d’un niveau suffisant, dans un cursus les conduisant jusqu’au bac, alors que le BEP leur permet actuellement d’accéder à un diplôme professionnel,

 Le SNPEFP-CGT condamne ces choix qui, une nouvelle fois, n’ont qu’un objectif économique et sont imposés sans aucune concertation.

Des mobilisations se construisent partout sur le territoire.

Le SNPEFP-CGT participera aux actions menées et une rubrique spécifique sera ouverte sur notre site Internet afin de tenir les personnels informés de l’évolution du mouvement.

     mise en danger des filières STG/STI dont le recrutement comprend actuellement de nombreux élèves de BEP.

Le mot

Le chiffre 600 000

Un peu d’auto-satisfaction ne nuit pas : nous venons de franchir la barre des 600 000 pages visitées sur notre site Internet depuis sa création au cours de l’année 2003.

Nous avons constaté une montée en puissance régulière tant des consultations de documents que des interventions sur le forum ou encore des demandes de renseignements, nombreuses par ce biais.

C’est le signe de l’intérêt croissant des enseignants du privé pour le SNPEFP-CGT. Tant mieux !

La Phrase

« Éduquer, c’est aussi apporter un peu de lumière, là où sont encore la confusion et l’obscurité »

Cette phrase lumineuse du directeur inter-diocésain d’Aix pourrait être drôle, si elle n’avait pas pour objectif d’entraîner les chefs d’établissements de la région à refuser l’implantation de distributeurs de préservatifs dans les établissements.

Sans commentaire !

Par ferc cgt 66 - Publié dans : Enseignement privé
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 13:47

snpefp-logo.GIF

SNPEFP-CGT—Case 544—263 rue de Paris—93515 MONTREUIL Cédex
Tél : 01 42 26 55 20 
 Mél : snpefp@snpefp-cgt.org 
Web : www.snpefp-cgt.org

     Tous ensemble ! 
   Mardi 20 novembre

     Le SNPEFP-CGT appelle ses adhérents et sympathisants à participer massivement à la journée de grève et de manifestations du 20 novembre prochain.
     Les organisations CGT, CFDT, FO, FSU, SUD, CFTC, UNSA, SPELC appellent à la grève ce jour-là.
     Depuis bien longtemps, le pays n’avait pas connu une telle unité. Profitons de cette force !

     Tous s’accordent sur la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement sur le plan économique et social.    
      Suppression de postes (1400 dans l’enseignement privé), carte scolaire, rémunération, précarité, retraite, pénibilité du métier sont autant de sujets de préoccupation des enseignants.
      Chacun peut le constater au quotidien dans son établissement... ou dans son portefeuille.

     Ne restez pas à côté de ce mouvement. La mobilisation individuelle est importante pour la réussite collective.

     A moins, bien sûr, que vous considériez que tout se passe bien dans notre beau pays...

          Les chiffres

22 000, c’est le nombre d’emploi publics (dont les enseignants du privé) qui sont supprimés dans le projet de budget pour 2008. D’où la date choisie pour la grève du 20 novembre, coïncidant avec le vote par l’Assemblée Nationale de ce budget.

6, en pourcentage, la baisse du pouvoir d’achat des enseignants depuis 5 ans. Et ce n’est certainement pas parce que notre métier est devenu plus facile !

Ces deux chiffres justifient à eux seuls l’importance de la mobilisation de chacun. Nous aurions malheureusement pu en choisir d’autres, comme l’âge prévisible de départ en retraite ou le nombre de « précaires » travaillant dans nos établissements !

             La Grève

     La grève est le moyen ultime du rapport de force entre un employeur et ses salariés lorsque toutes les discussions ont échoué.
     Depuis des années, syndicats et gouvernements se rencontrent et discutent des effectifs de la fonction publique et de la rémunération des agents. 
     Force est de constater que ces négociations échouent et que le passif est lourd à présent. Les derniers mois de la politique gouvernementale ajoutent à l’agacement, tant les écarts sont criants entre le sort réservé aux salariés et celui offert aux plusriches.

La grève est-elle bien utile ?

     Cette question, souvent posée, sert en réalité à déculpabiliser ceux qui ne souhaitent pas sebattre collectivement, mais quisont bien heureux de récolter les fruits obtenus par leurs collègues.
     Quel non-gréviste a refusé les augmentations obtenues suite aux mouvements de grève de 2005 ?
     Qui a refusé son heure de chaire,ré-obtenue suite à l’abrogation des décrets De Robien imposée par la rue ?
     Alors oui, une grève coûte cher, et c’est plus pratique de laisser les autres se battre pour nous.
     Pourtant, plus nous serons nombreux dans l’action, plus le mouvement sera rapide et lesretombées importantes.

                                                       A chacun sa conscience !

 

Par ferc cgt 66 - Publié dans : Enseignement privé
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Nous contacter

accueil-2-copie-1.jpg


              téléphone 
          06 16 22 27 22

                  email 
     ferc.cgt66@wanadoo.fr
     cgtmillas@wanadoo.fr

                 courrier 
        FERC CGT des PO 
        Bourse du Travail 
        Place Rigaud 
        66 000   Perpignan

       Permanence syndicale 
       le  mercredi après midi 
       de 15 h00 à 17h 00 
       à la Bourse du Travail


Recommander

Recherche par thèmes

Recherche

Texte Libre

9.JPG
   Le blog FERC CGT 66 informe les salariés de l' Education, de la Recherche, de la Culture, de la Formation professionnelle et du monde associatif.
   Des infos locales, nationales, en rapport avec les secteurs professionnels de la FERC mais aussi avec les autres secteurs professionnels. 
   Des analyses sur les salaires, l'emploi, le pouvoir d'achat, les retraites, la santé, les conditions de travail...tous les sujets de société.
   Le tout pour savoir, comprendre, agir.

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Liens adresses email

gif-courrier.gif
Syndicats nationaux ou Unions nationales

Ferc Sup: Syndicat d'établissements des personnels IATOSS et enseignants de l'enseignement supérieur public
ferc-sup@ferc.cgt.fr

UNSEN CGT: Union Nationale des Syndicats de l'Edcation nationale
unsen@ferc.cgt.fr

SNTRS CGT: Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique
sntrs-cgt-bn@vjf.cnrs.fr

UNSGPEN CGT: Union Nationale des Syndicats Généraux des Personnels de l'Education nationale
atoss.cgt@wanadoo.fr

SN INRA CGT: Syndicat National Institut National de Recherche Agronomique
cgtinra@versailles.inra.fr

UN CGT CROUS: Union Nationale des Syndicats CGT des CROUS (Centre Régionaux des Oeuvres Universitaires et Scolaires)
cgtcrous@free.fr

Syndicat CGT du CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique)
ange.risterucci@cirad.fr

SN CGT IFREMER: Syndicat National des Personnels de l'Institut Français de Recherche en Mer
marie.laure.cochard@ifremer.fr

CGT Culture (USPAC): Union des Syndicats de Personnels des Affaires Culturelles
cgt-culture@culture.gouv.fr

Secteur Associatif FERC: Coordination de l'activité des syndicats des associations d'éducation populaire
ferc-assoc@ferc.cgt.fr


Syndicat CGT du CEE: Tous les personnels du Centre d'Etudes Economique
françoise.tarquis@lkb.ens.fr

SN CGT AFPA: Syndicat National CGT de l'Association de la Formation Professionnelle
cgt.afpa1@libertysurf.fr

SEPIDOP CGT: Syndicat d'Etablissements des personnels de l'Information et de la Documentation Pédagogique
alain.barbier@cndp.fr

UNS FJT CGT: Union Nationale des Syndicats des Foyers de Jeunes Travailleurs
unscgtfjt@wanadoo.fr

SNPEFP CGT: Syndicat National des Personnels de l'Enseignement et de la Formation Privés
snpefp@ferc.cgt.org

UGS MJC CGT: Union Générale des Syndicats des Maisons des Jeunes et de la Culture
cgt.mjc@wanadoo.fr

UFR FERC CGT: Union Fédérale des Retraités FERC
ferc.ufr@ferc.cgt.fr

Syndicats régionaux ou locaux

Syndicat CGT Université Montpellier 1: Personnels de toutes les catégories et de toutes les administrations travaillant sur les sites de l'université Montellier 1
cgtum1@sc-univ-montp1.fr

Syndicat CGT Université Montpellier 2: Personnels de toutes les catégories et de toutes les administrations travaillant  sur les sites de l'université Montpellier 2
cgtum2@univ-montp2.fr

SDEN CGT 66: Syndicat Départemental de l'Education Nationale des Pyrénées Orientales
monique.pique@wanadoo.fr
cgtmillas@wanadoo.fr

SDEN CGT 11: Syndicat Départemental de l'Education National de l'Aude
badonce2@wanadoo.fr
jptournissa@wanadoo.fr

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés