Education Nationale 2nd Degré

Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 17:41

Réussir la masterisation et la démocratisation des recrutements :

Luc Chatel et Valérie Pécresse ont au moins une qualité : une grande capacité de rassemblement… des organisations syndicales, de lycéens et de parents, des autorités universitaires (CPU et CD IUFM)  qui se retrouvent contre les projets des deux ministres sur la formation des maîtres.
C’est le sens de la large mobilisation du mardi 15 décembre.
Les ministres de l’Education et de l’Enseignement supérieur montrent qu’ils ne maitrisent ni le calendrier ni la méthode d’une réforme de la formation mal engagée et non amendable de notre point de vue.
L’objectif est de supprimer, encore et toujours, des postes à l’image des précédentes "réformes" du 1er degré et du bac professionnel.
Ici, les postes de fonctionnaires stagiaires sont remplacés par des stages en responsabilités  (108 heures) pour des étudiants vacataires et bouches trous ; là, une année de formation en alternance entre le terrain (1/3) et l’IUFM (2/3 temps) remplacé par une formation partagée (50/50). A terme, ce sont les IUFM (jamais cités) qui risquent de disparaitre dans les tours de passe de passe des ministres.
Former moins pour supprimer plus… de postes, c’est la traduction dans l’Education des slogans simplistes que l’on retrouve au plus haut sommet de l’Etat.
C’est non seulement hypothéquer l’avenir des candidats qui préparent les concours mais c’est aussi et surtout ne pas donner les outils aux futurs personnels de l’Education nationale pour permettre la réussite de tous les élèves. C’est une génération d’étudiants et d’élèves sacrifiés sur l’autel de la suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux. Le bouclier fiscal et l’épée de la RGPP taillent en pièce un modèle social et une ambition pour l’Education.

Une autre réforme est possible financée par un projet de justice fiscale de redistribution du capital.
Il s’agit à la fois d’assurer une nécessaire hausse de la qualification des personnels par une reconnaissance sous forme de diplôme (master) et de permettre une démocratisation des recrutements.
Le concours en fin de master 1 (M 1) ou en deuxième année de master (M2) renforce la sélection sociale à l’œuvre dans l’enseignement supérieur.
C’est pourquoi la CGT Educ’action revendique la création d’une allocation d’étude pour tous les étudiants et des moyens renforcés pour la validation des acquis de l’expérience pour les salariés.
Le concours aurait lieu au niveau de la licence (L 3), les deux années suivantes à l’IUFM, maison commune reconnue des personnels du 1er et du 2nd degrés. Ces années se feraient avec le statut de fonctionnaire-stagiaire permettant une formation progressive et accompagnée débouchant sur un master (bac + 5).
Cela coûte cher… mais répond aux besoins des élèves et à l’ambition juste de la réussite de tous.

C’est le sens de la pétition "Enseigner, un métier qui s’apprend" que la CGT Educ’action fait signer.

Ni pure protestation, ni plate soumission, la CGT Educ’action porte donc sur la question de la masterisation une revendication positive (deux années de formation payées), cohérente (deux années débouchant sur un master) et crédible (proposée par de nombreux collectifs – Grenoble par exemple)…

La CGT Educ’action fera entendre sa voix et cette voie, mardi 15 décembre, dans tous les IUFM !
Par ferc cgt 66 - Publié dans : Education Nationale 2nd Degré
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 20:24

La CGT Éduc’action a été reçue au ministère de l'Éducation nationale pour donner un avis sur les propositions du rapport Descoing qui devrait servir de base à la future réforme du lycée.
Le cabinet du ministre nous a confirmé que le report de la réforme n'était pas à l'ordre du jour.
Après une phase de consultation qui devrait se terminer fin septembre, le ministre annoncera les grandes orientations de son projet pour une mise en application dès la rentrée de septembre 2010.
Ce calendrier, très serré, ne permettra pas une véritable concertation des différents acteurs du système éducatif, qui est une condition indispensable à la réussite de toute réforme.

Pour la CGT Éduc’action, une réforme ambitieuse doit prendre en compte simultanément les trois voies de formation du lycée (générale, technologique et professionnelle).
La réforme du baccalauréat professionnel a été faite dans la précipitation. Nous regrettons que le nouveau ministre ne souhaite pas revenir sur les engagements de son prédécesseur.
Aussi, nous nous faisons peu d'illusions sur le contenu de la nécessaire réforme du lycée, qui s'inscrit dans le dogme du remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Le contexte des réductions massives d'emplois de fonctionnaires rendra difficile toute réforme de progrès.
Par ferc cgt 66 - Publié dans : Education Nationale 2nd Degré
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 09:05

Maxima de service hebdomadaire du personnel
enseignant des établissements d'enseignement
du second degré

 

(décret n° 50-581 du 25 mai 1950)

 

CHAPITRE PREMIER


Dispositions générales
Article premier (modifié par le décret n° 76-946 du 15 octobre 1976). - Les membres du personnel enseignant dans les établissements du second degré sont tenus de fournir, sans rémunération supplémentaire, dans l'ensemble de l'année scolaire, les maxima de service hebdomadaire suivants :
A) Enseignements littéraires et scientifiques du second degré
Agrégés : 15 heures
Certifiés : 18 heures
(...)
Art. 2. - Toutes réductions des maxima de service, autres que celles prévues par le présent décret, sont interdites.
Art. 3. 1° Les fonctionnaires qui ne peuvent assurer leur maximum de service dans l'établissement auquel ils ont été nommés peuvent être appelés à le compléter dans un autre établissement public de la même ville.
Ils doivent le nombre d'heures prévu aux articles premier et 4 du présent décret, quel que soit l'établissement où ils enseignent ; les heures supplémentaires qui pourraient être effectuées leur sont payées au tarif le plus avantageux.
Le maximum de service des fonctionnaires qui sont appelés pour assurer leur service complet à enseigner dans trois établissements différents est diminué d'une heure ;
2° Les professeurs qui n'ont pas leur maximum de service dans l'enseignement de leur spécialité et qui ne peuvent pas le compléter dans un autre établissement d'enseignement public de la même ville peuvent être tenus, si les besoins du service l'exigent, à participer à un enseignement différent.
Toutefois, les heures disponibles doivent, autant qu'il est possible, être utilisées de la manière la plus conforme à leurs compétences et à leurs goûts.
(Modifié par Décret 99-880 1999-10-13 art. 1 JORF 16 octobre 1999 en vigueur le 1er septembre 1999).
3° Dans l'intérêt du service, tout professeur peut être tenu, sauf empêchement pour raison de santé, de faire, en sus de son maximum de service, une heure supplémentaire donnant droit à rétribution spéciale au taux réglementaire ;
4° La participation des professeurs aux activités dirigées donne lieu à rétribution spéciale et n'entre pas en compte dans le service normal d'enseignement fixé au présent décret ; il en est de même de l'activité supplémentaire tenant aux fonctions de professeur principal ;
5° Les suppléances d'enseignement assurées par les administrateurs ne donnent lieu, en principe, à aucune rétribution.

CHAPITRE II

Dispositions particulières à certaines catégories de personnels ou à certaines disciplines
Art. 4 (remplacé par le décret n° 64-872 du 20 août 1964). - Les maxima de services hebdomadaires prévus dans les rubriques A et B de l'article premier du présent décret sont majorés d'une heure pour les professeurs et chargés d'enseignement qui enseignent dans une classe dont l'effectif est inférieur à vingt élèves. Ils sont diminués :
D'une heure pour les professeurs et chargés d'enseignement qui enseignent dans une classe dont l'effectif est compris entre trente-six et quarante élèves ;
De deux heures pour les professeurs et chargés d'enseignement qui enseignent dans une classe dont l'effectif est supérieur à quarante élèves ;
Pour déterminer le maximum de services applicables, l'effectif à considérer est celui des élèves présents au 15 novembre de l'année scolaire en cours ;
Lorsque l'enseignement est donné dans plusieurs classes, divisions ou sections, la majoration de service ci-dessus est appliquée aux professeurs et chargés d'enseignement qui donnent plus de huit heures d'enseignement dans les classes, divisions ou sections de moins de vingt élèves ;
Les réductions de service ci-dessus prévues leur sont appliquées lorsqu'ils donnent au moins huit heures d'enseignement dans les classes, divisions ou sections y ouvrant droit ;
Toutefois, le nombre d'heures d'enseignement donnant droit à la réduction est de six heures seulement si ces heures sont données dans les classes et pour les disciplines indiquées aux articles 6 et 7 ci-dessous .
Le cas échéant, la majoration et les réductions de service se compensent. Les réductions de service ne sont pas cumulables.
Art. 5. - Les maxima de services prévus à l'article premier sont diminués d'une heure pour les professeurs de première chaire.
Sont professeurs de première chaire
Les professeurs de philosophie ;
Les professeurs de mathématiques enseignant dans les classes de Mathématiques ;
Les professeurs de lettres ayant reçu, par arrêté ministériel, le titre de professeur de Première et enseignant dans cette classe ;
Les professeurs de mathématiques, sciences physiques et naturelles, histoire et géographie, lettres et langues vivantes qui donnent au moins six heures d'enseignement dans les classes préparatoires aux grandes écoles figurant sur une liste arrêtée par décision ministérielle, ou à l'enseignement supérieur, dans les classes de Philosophie, de Sciences expérimentales, de Mathématiques ou dans la classe de Première ; pour le calcul de ces six heures, les heures données à deux divisions d'une même classe ou section ne comptent qu'une fois.
(...)
Art. 7. - 1° Le maximum de service des professeurs de philosophie, lettres, histoire et géographie ou langues vivantes qui donnent tout leur enseignement dans la classe de Première supérieure, dans celle de Lettres supérieures, dans les classes préparatoires aux Écoles normales supérieures (section des lettres), à l'École nationale de la France d'outre-mer, à l'École nationale des chartes, est fixé ainsi qu'il suit :

Classes ayant un effectif :

de plus de 35 élèves

de 20 à 35 élèves

de moins de 20 élèves

Classes de Première supérieure

8 heures

9 heures

10 heures

Classes de Lettres supérieures et classes préparatoires aux Écoles normales supérieures (section des lettres), à l'École nationale de la France d'outre-mer, à l'École nationale des chartes

9 heures

10 heures

11 heures


Les professeurs de philosophie, lettres, histoire et géographie ou langues vivantes dont le service est partagé entre la classe de Première supérieure et celle de Lettres supérieures ont le même maximum de service que s'ils donnaient tout leur enseignement en Première supérieure.
2° Le maximum de service des professeurs qui n'assurent dans la classe de Première supérieure ou dans celle de Lettres supérieures qu'une partie de leur service est fixé conformément aux articles premier et 4 du présent décret. Toutefois, chaque heure d'enseignement faite soit en Première supérieure, soit en Lettres supérieures est comptée pour une heure et demie, sous réserve :
1. Que dans le décompte des heures faites dans lesdites classes, les heures consacrées au même enseignement dans deux divisions ou sections d'une même classe ne soient comptées qu'une fois ;
2. Que le maximum (le service effectif du professeur) ne devienne pas, de ce fait, inférieur à celui prévu au 1°, ci-dessus pour un professeur donnant tout son enseignement dans lesdites classes.
La même règle est applicable aux professeurs de philosophie, lettres, histoire et géographie ou langues vivantes qui enseignent dans les classes visées à l'article ci-dessus, sous réserve que le maximum de service de ces professeurs ne soit en aucun cas inférieur à celui figurant au tableau qui suit :

Classes ayant un effectif :

de plus de 35 élèves

de 20 à 35 élèves

de moins de 20 élèves

Classes de Mathématiques spéciales et classes préparatoires à l'École normale supérieure

10 heures

11 heures

12 heures

Classes de Mathématiques supérieures et classes préparatoires aux grandes écoles non désignées ci-dessus

11 heures

12 heures

13 heures

 

Par ferc cgt 66 - Publié dans : Education Nationale 2nd Degré
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 18:36

Réforme du lycée : la tactique du contournement !

Si l’annonce par X Darcos d’un report de la réforme du lycée général et technologique a fait rentrer les lycéens dans leurs établissements, aujourd’hui, le ministre contre attaque en lançant tout azimut consultations et expérimentations dans les lycées « volontaires ».

Les consultations doivent toucher tous les départements, certains lycées seront même visités par  R Descoing, en personne, dans les semaines à venir, afin de permettre une mise en oeuvre rapide de la réforme.

Pour la CGT Educ'action, ces consultations, fondées sur le tour de France  de « missi dominici » chargés de vendre le projet ministériel, ne permettent pas d'entendre efficacement les  personnels.

Parallèlement, est lancée une expérimentation, dans 100 lycées volontaires. Ainsi, les recteurs font appel aux proviseurs et les encouragent à être « inventifs » en matière d’autonomie locale. On leur promet, en échange un «  gâteau de 500 emplois à se partager » (soit 5 postes par établissement en moyenne)…

Cette expérimentation s’inscrit dans un contexte de suppressions massives d’emplois prévues en 2009, et la communication d’une  carte scolaire mettant en péril de nombreux lycées.

Cette proposition pour expérimenter un projet rejeté par tous est inadmissible.

 Elle engage une sorte de chantage à l’expérimentation en échange de restitution d’une partie des moyens d’enseignement retirés par ailleurs.

La relance de la réforme s’appuie toujours sur les points dits «de convergence », une méthode rejetée par la grande majorité des organisations syndicales de personnels et de lycéens car porteuse de dangers à la fois pour  le système éducatif et  pour les conditions d'exercices des personnels.

La tactique utilisée traduit une nouvelle fois la volonté de contourner le dialogue social.

Dès lors, la CGT educ’action appelle les personnels à se réunir en assemblée générale dans les établissements afin :

d’affirmer ensemble la nécessité d’une autre  réforme.

de faire barrage à ces « pseudo consultations » afin d’imposer de véritables négociations sans préalable et sans contrainte budgétaire.

d’imposer en Conseil d’Administration,seule instance décisionnelle, le refus de toute expérimentation.

Par ferc cgt 66 - Publié dans : Education Nationale 2nd Degré
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 16:34

Réorganisation du Bac : précipitation, généralisation sans évaluation

Vaut suspension de la mesure !

            La Cgt éduc’ation dénonce une généralisation de ce que X Darcos nomme la « reconquête du mois de juin ».Il communique comme si les personnels du service public d’éducation ne travaillaient pas auparavant, et ce pour les personnels de lycée, jusqu’au 11 ou 12 juillet, dates des épreuves d’oral de contrôle de l’examen. Cela représente une nouvelle provocation dans le contexte de la reprise annoncée par le président de la réforme du lycée.

            Cette décision non concertée, arrivée tardivement par rapport à la fixation du calendrier de l’examen témoigne encore une fois de l’irresponsabilité de l’institution et du ministre.

            Effet de manche, tactique de communication pour détourner l’attention et aucune volonté d’envisager les dysfonctionnements constatés lors des expérimentations en 2008 dans les académies et départements test, la CGT tient pourtant à disposition du ministre un bilan catastrophique.

            C’est la même stratégie employée lors de la mise en œuvre des évaluations en primaire, alors que certaines questions porteront en janvier sur des parties du programme abordées plus tard dans  l’année scolaire.

            En effet, le ministre semble ignorer totalement le métier des enseignants.Or,ces derniers mettent  en place, dès la rentrée de septembre des progressions annuelles, du travail collectif, des tenues d’examens blancs liées à des périodes définies par un calendrier scolaire, un découpage trimestriel, des projections de dates d examen. La CGT éduc’action  s’interroge sur le « mobile » de cette nouvelle mesure : une partie de la réponse se trouve dans l’extrait de la déclaration du ministre ci-joint : « utilisation plus efficace de l'argent public. "Chaque semaine de cours au lycée coûte 250 millions d'euros aux contribuables."

            C’est donc cela, encore une mesure comptable, couplée à une volonté  de faire travailler plus sans gagner beaucoup plus (5 euros la copie soit environ 15 euros l’heure !) les enseignants  corrigeront désormais les copies tout en assurant leurs cours  .Il s’agit donc encore comme dans le 1er degré de casser les repères collectifs du temps de travail, de la définition des missions et des rémunérations.

            C’est pourquoi la CGT éduc’action demande au ministre de surseoir à sa décision en 2009 et de mettre en place une réunion (déjà demandée en juin 2008) permettant d’évaluer avec les représentants du personnels les expérimentations réalisés sur ce sujet.

            Elle appelle les personnels à se mobiliser sur cette revendication  aussi le jeudi 29 janvier grande journée de lutte inter professionnelle et unitaire.

Par ferc cgt 66 - Publié dans : Education Nationale 2nd Degré
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