Mardi 27 mai 2008

Consultation des personnels pour la représentativité des organisations syndicales au CTP

 

                                      Université de Perpignan Via Domitia

                                          Scrutin du 19 MAI 2008

 

élues au Comité technique Paritaire de l’UPVD, les organisations syndicales suivantes

 

          1 - UNSA EDUCATION 4 sièges (141 voix)

 

          2 - CGT 3 sièges (96 voix)

 

          3 - CFDT 2 sièges (67 voix)

 

          4 - FSU 1 siège (59 voix)

par ferc cgt 66 publié dans : Enseignement supérieur
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Mardi 20 mai 2008

 CGT FERC Languedoc Roussillon

 

La création du pôle Universitaire de Montpellier « Sud de France » pose un certain nombre de questions.

Au delà de l'acronyme qui rappelle l'appellation viticole voulue par la région, on voit la volonté du président de la région de s'impliquer dans ce projet. Rappelons tout d'abord notre opposition à toutes les politiques, PRES, RTRA qui aboutissent à ce projet et en particulier à la LRU que nous continuons de condamner mais qui est de fait appliquée. La privatisation partielle d'EDF, qui finance la création des 10 pôles universitaires, représente pour nous une nouvelle attaque contre le service public. De plus cette manne financière n'est pas assurée dans le temps. Il eut été préférable de voter une loi cadre pour les universités.

Nous ne pouvons aussi que condamner une politique qui met en concurrence les différents territoires de la république.

 

Ceci étant dit, devons-nous renoncer à nous investir dans le pôle. Les présidents d'université en accord avec la région et la municipalité souhaitent faire de Montpellier un des 10 pôles. On peut comprendre de leur point de vue cette exigence. Les sommes associées à cette opération sont importantes (la région financera à hauteur de 50 centimes chaque Euro donné par l'État). Des créations d'emplois sont attendues, le rayonnement international de la ville de Montpellier sera augmenté.

 

La première question importante est la suivante : faut-il créer une université unique ? la réponse la plus commune est d'augmenter la lisibilité de l'ensemble universitaire. Cet argument nous paraît être d'affichage destiné à l'international. Nous avons actuellement 3 universités construites à partir de l'histoire. L'UM2 et l'UM3 semblent avoir une cohérence d'ensemble. Mais qu’en est-il de l'UM1 ? Médecine, Pharmacie, Droit, Sciences Économiques sont regroupées sous la même enseigne. Par expérience nous savons que cet ensemble est constitué d'entités indépendantes qui interagissent très peu entre elles. Les personnels, comme les étudiants, appartiennent en priorité à leur « faculté ». Le fait que les campus soient séparés n'a pas permis de favoriser la mutualisation. Regrouper les 3 universités sous une même bannière avec des localisations différentes ne permettra pas une meilleure mutualisation des moyens ni une meilleure gouvernance.

 

On peut craindre par contre sous couvert de mutualisation une diminution des postes d'ITA pour entretenir le patrimoine. Dans les collèges et les lycées, des équipes tournantes d'agents d'entretien interviennent sur l'ensemble des lycées et collèges de la ville ce qui ralentit considérablement les délais d'intervention. On peut craindre tout autant la gestion du patrimoine immobilier par des entreprises privées. Un point est certain l'état de délabrement des universités implique l'injection de crédits énormes pour entretenir et moderniser le patrimoine!

 

 

Sur le plan enseignement, le regroupement des 3 universités actuelles sur des bases « d' excellence existantes » comme le pôle agronomique avec SUPAGRO, le domaine Biologie Santé, la Chimie avec l'ENSCM laisse peu de chance à l'émergence de domaines nouveaux. Cette situation monopolistique risque de fragiliser un peu plus les Sciences Humaines. Quel sera l'avenir de l'UM3 dans ce nouveau contexte? Dans le document fourni, rien n'est précisé. L'interview de la nouvelle présidente de l'UM3 sur la chaîne de télévision régionale renforce ce pessimisme.

 

Les organismes de recherche publiques liés à l'université essentiellement l’UM2 et l’UM1 sortiront t-ils indemnes de la création de ce pôle? Rien n'est moins sur! le démantèlement annoncé du CNRS et de l'INSERM peut contribuer à renforcer artificiellement l'université par un transfert de compétences et de postes de fonctionnaires.

 

Nous contestons aussi la méthode : laisser penser que l'avenir de plusieurs milliers d'étudiants et de personnels peut se décider par un nombre limité de dirigeants, c'est faire peu de cas de la démocratie. Aucune instance démocratiquement élue dans les trois universités n’a été consultée. Aucune organisation syndicale représentative des universités, des EPST et EPIC concernés n'a été sollicitée pour donner son avis, tant sur le fond que sur la forme. Cette opération s'est faite dans le plus grand secret.

 

Nous ne sommes pas hostiles par principe à la création d'une grande université unique à Montpellier. Mais nous mettons en garde sur les risques liés à cette opération. Nous souhaitons une gestion décentralisée par campus avec une réelle autonomie des composantes sur l'enseignement et la recherche. Ce pôle doit être créateur d'emplois statutaires et non d'emplois précaires comme nous le connaissons trop dans les EPST. Nous exigeons des garanties sur ce sujet. Nous ne voulons pas que ce pôle entraîne la liquidation de disciplines scientifiques qui seraient jugées « peu rentables » au regard de critères économiques.

Il faut une véritable politique de logement social pour les étudiants. Depuis les années 60, aucune cité universitaire n'a été construite à Montpellier par le CROUS alors que, dans le même temps, le nombre d'étudiants a été multiplié par 4.

Il faut un véritable service de médecine préventive, les données actuelles montrent que les étudiants se soignent moins du fait du coût de la santé.

Qui peut affirmer aujourd'hui que la création du pôle résoudra ces problèmes ?

Qui peut garantir que le financement de cette université ne sera pas soumis en partie à des fonds privés qui pourront influer sur la politique de l'Université ?

Nous ne voulons pas d'une énième structure de type usine à gaz qui permettra à quelques mandarins, en peine de poste et de pouvoir, de satisfaire leur ego.

 

Comme on peut le voir, la création du pôle universitaire pose plus de questions qu'elle n'en résout ! Pour la CGT recherche et enseignement supérieur, il est urgent de négocier avant toute décision. Espérons qu'il ne soit pas trop tard ! Quoi qu'il en soit, les personnels trouveront CGT à leur côté la pour défendre l'avenir du service public de recherche et d'enseignement supérieur.

par ferc cgt 66 publié dans : Enseignement supérieur
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Mardi 1 avril 2008

Les résultats des élections aux conseils centraux de l’université de perpignan

 

Conseil d’administration

 

UNSA-SNPTES       : 94        : 1 élu

FERC SUP CGT      : 77       : 1 élu : Maspimby Jean Luc FERC-SUP-CGT

UNSA-A&I          : 69        : 1 élu

CFDT              : 41

 

CS Ingénieur et Tech

FERC SUP CGT      : 38        :1 élu : Cambon Jean Pierre  SNTRS-CGT

UNSA-SNPTES       : 26        :1 élu

CFDT              : 11

 

CS Administratif

UNSA-A&I          : 59        : 1 élu

CFDT 48

UNSA-SNPTES : 41

FERC SUP CGT 40

 

CEVU

UNSA-SNPTES       : 82        : 1 élu

FERC SUP CGT      : 62        : 1 élu : Cayrol Michel FERC-SUP-CGT

UNSA-A&I          : 60        : 1 élu

CFDT              : 56

par ferc cgt 66 publié dans : Enseignement supérieur
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Mercredi 6 février 2008

Décret n° 87-889 du 29 octobre 1987 modifié relatif aux conditions de recrutement et d'emploi de vacataires pour l'enseignement supérieur - (Version consolidée* au 23 septembre 2004)

 
NOR: RESP8700744D
 

 (JO Lois et décrets du 04 novembre 1987 page 12888)

 

Modifié par :

Décret n° 92-191 du 25 février 1992, JORF du 29, page 3097 ;

Décret n° 95-1096 du 11 octobre 1995, JORF du 13, page 14913 ;

Décret n° 2000-1331 du 22 décembre 2000, JORF du 30, page 21039 ;

Décret n° 2004-995 du 16 septembre 2004, JORF du 23, page 16452.

 
Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et de la privatisation, du ministre de l'éducation nationale, du ministre déléguéauprès du Premier ministre, chargé de la fonction publique et du Plan, du ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la privatisation,chargé du budget, et du ministre délégué auprès du ministre de l'éducation nationale, chargé de la recherche et de l'enseignement supérieur,

Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, et notamment son article 6;

Vu la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur, notamment ses articles 53 et 54;

Vu le décret du 29 octobre 1936 modifié relatif aux cumuls de retraite, de rémunérations et de fonctions;

Vu le décret n° 71-715 du 2 septembre 1971 relatif aux modalités de rémunération de personnels enseignants occupant un emploi dans un établissement d'enseignementsupérieur;

Vu le décret n° 82-862 du 6 octobre 1982 relatif aux conditions de recrutement, d'emploi et de rémunération des vacataires et assistants non titulairesauxquels les établissements publics à caractère scientifique et culturel peuvent faire appel pour l'enseignement, modifié par le décret n° 83-287 du 8avril 1983;

Vu le décret n° 83-1175 du 23 décembre 1983 relatif aux indemnités pour enseignements complémentaires institués dans les établissements publics à caractèrescientifique et culturel et les autres établissements d'enseignement supérieur relevant du ministère de l'éducation nationale;

Vu décret n° 86-555 du 14 mars 1986 relatif aux chargés d'enseignement dans les disciplines médicales et odontologiques,

 
Décrète:
 

Art. 1er. - Les établissements publics d'enseignement supérieur relevant du ministre de l'éducation nationale peuvent faire appel pour des fonctions d'enseignement, dans les disciplines autres que médicales et odontologiques, à des chargés d'enseignement vacataires et, dans toutes les disciplines, à des agents temporaires vacataires, dans les conditions définies par le présent décret.

 

Art. 2. (Modifié en dernier lieu par décret n° 2004-995 du 16 septembre 2004, art. 1er) - Les chargés d'enseignement vacataires sont des personnalités choisies en raison de leur compétence dans les domaines scientifique, culturel ou professionnel, qui exercent, en dehors de leur activité de chargé d'enseignement, une activité professionnelle principale consistant:

- soit en la direction d'une entreprise;

- soit en une activité salariée d'au moins neuf cents heures de travail par an ;

- soit en une activité non salariée à condition d'être assujetties à la taxe professionnelle ou de justifier qu'elles ont retiré de l'exercice de leur profession des moyens d'existence réguliers depuis au moins trois ans.

En application de l’article 25-I de la loi n° 82-610 du 15 juillet 1982 d’orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique de la France, ils peuvent également être choisis parmi les fonctionnaires détachés, mis à disposition ou délégués auprès d’une entreprise ou d’un organisme qui concourt à la valorisation des travaux, découvertes et inventions qu’ils ont réalisés dans l’exercice de leurs fonctions.

Si les chargés d’enseignement vacataires perdent leur activité professionnelle principale, ils peuvent néanmoins continuer leurs fonctions d’enseignement pour une durée maximale d’un an.

 

Art. 3. (Modifié en dernier lieu par décret n° 2004-995 du 16 septembre 2004, art. 2) - Les agents temporaires vacataires doivent être âgés de moins de vingt-huit ans au 1er septembre de l'année universitaire considérée et être inscrits en vue de la préparation d'un diplôme du troisième cycle de l'enseignement supérieur. Cette limite d'âge n'est pas opposable aux allocataires de recherche régis par les dispositions du décret n° 85-402 du 3 avril 1985 relatif aux allocations de recherche.

Les personnes , âgées de moins de soixante-cinq ans, bénéficiant d’une pension de retraite ou d’une allocation de préretraite ou d’un congé de fin d’activité, à la condition d’avoir exercé au moment de la cessation de leurs fonctions une activité professionnelle principale extérieure à l’établissement, peuvent être engagées en qualité d’agents temporaires vacataires dans les disciplines dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur et, lorsqu’elles n’assurent que des vacations occasionnelles, dans toutes les disciplines.

 

Art. 4. - Les personnels régis par le présent décret sont engagés pour effectuer un nombre limité de vacations. Ils sont recrutés par le chef d'établissement sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche et après avis du ou des conseils ou commissions habilités en la matière par le conseil d'administration siégeant en formation restreinte aux enseignants.

Les vacations attribuées pour chaque engagement en application du présent décret ne peuvent excéder l'année universitaire.

Lorsqu'ils n'assurent que des vacations occasionnelles, les personnels régis par le présent décret sont engagés par le chef d'établissement sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche.

Dans les instituts ou écoles faisant partie des universités ou rattachés à des universités et dans les établissements d'enseignement supérieur n'ayant pas le statut d'université, les personnels régis par le présent décret sont engagés par le directeur de l'institut ou de l'école ou par le chef d'établissement après avis de la commission compétente pour le choix des enseignants affectés à ces instituts, écoles ou établissements. Lorsqu'ils n'assurent que des vacations occasionnelles, l'intervention de cette instance n'est pas requise.

 

Art. 5. (Modifié par décret n° 2000-1331 du 22 décembre 2000, art. 3) - Les chargés d'enseignement vacataires peuvent assurer des cours, des travaux dirigés ou des travaux pratiques. Lorsqu’ils sont recrutés parmi les fonctionnaires mentionnés à l’article 25-I de la loi n° 82-610 du 15 juillet 1982 d’orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique de la France, ils ne peuvent assurer plus de sixante-quatre heures de cours, quatre-vingt-seize heures de travaux dirigés ou cent quarante-quatre heures de travaux pratiques annuellement, ou toute combinaison équivalente.

Les agents temporaires vacataires peuvent assurer des travaux dirigés ou des travaux pratiques. Leur service ne peut au total excéder annuellement, dans un ou plusieurs établissements, 96 heures de travaux dirigés ou 144 heures de travaux pratiques ou toute combinaison équivalente.

A l'exception de ceux qui n'assurent que des vacations occasionnelles, les personnels régis par le présent décret sont soumis aux diverses obligations qu'implique leur activité d'enseignement et participent notamment au contrôle des connaissances et aux examens relevant de leur enseignement. L'exécution de ces tâches ne donne lieu ni à une rémunération supplémentaire ni à une réduction des obligations de service fixées lors de leur engagement.

 

Art. 6. - Les personnels régis par le présent décret sont rémunérés à la vacation selon les taux réglementaires en vigueur.

 

Art. 7. - (Modifie le décret n° 83-1175 du 23 décembre 1983 relatif aux indemnités pour enseignements complémentaires, art. 3).

 

Art. 8. - Le décret du 6 octobre 1982 susvisé est abrogé à l'exception des articles 7 et 19.

 

Art. 9. - Le ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et de la privatisation, le ministre de l'éducation nationale, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la fonction publique et du Plan, le ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la privatisation, chargé du budget, et le ministre délégué auprès du ministre de l'éducation nationale, chargé de la recherche et de l'enseignement supérieur, sont chargés, chacun en ce qui concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

 
Fait à Paris, le 29 octobre 1987.
Jacques CHIRAC
 
Par le Premier ministre :
 

Le ministre délégué auprès du Premier ministre

de l’éducation nationale, chargé de la recherche

et de l’enseignement supérieur,

Jacques VALADE

Le ministre d’Etat, ministre de l’économie,

des finances et de la privatisation,

Edouard BALLADUR

Le ministre de l’éducation nationale,

René MONORY

Le ministre délégué auprès du Premier ministre,

chargé de la fonction publique et du Plan,

Hervé de CHARETTE

Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie,

des finances et de la privatisation,

chargé du budget,
Alain JUPPÉ
 

(*) La version consolidée d'un texte n'a pas de valeur juridique, mais uniquement documentaire. Seules font foi la version du texte, et celle de chacun de ses modificatifs, publiées au Journal officiel.

 
par ferc cgt 66 publié dans : Enseignement supérieur
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Mardi 5 février 2008
undefinedCompte Rendu de la rencontre entre la FERC CGT et la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du mardi 11 décembre 2007
                                                         
Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche : Valérie Précresse et Dominique Marchand, Conseillère aux affaires sociales au Cabinet de Mme Valérie PECRESSE.
 
Délégation FERC CGT :
Richard BERAUD, Secrétaire Général de la FERC CGT
Martine FARNER, Secrétaire Générale de la FERC-Sup CGT
Jean-Pierre ADAMI, enseignant, FERC-Sup CGT
Annick KIEFFER, Secrétaire Générale du SNTRS CGT
Jean KISTER, Secrétaire Général Adjoint du SNTRS CGT, Secrétaire de la section INSERM du SNTRS CGT
Alain ROQUES, Secrétaire du Syndicat National CGT INRA
 
Recherche Publique :
Dès son arrivée la ministre a fait part de sa satisfaction au fait qu'Albert FERT venait de recevoir le prix Nobel de physique 2007. Pour une fois, nous avons donc pu en profiter pour discuter directement avec la Ministre de la politique qu'elle entend développer en matière de recherche publique et du devenir des EPST et de leurs personnels. La CGT lui a donc fait remarquer que l'existence du CNRS n'est pas pour rien dans le fait Mr. FERT ait pu mener à bien ses recherches, lesquelles n’étaient pas à l’époque dans les « priorités » du moment ! Qu'en serait-il aujourd'hui dans le cadre d'une « logique de projets » à tous crins développée par le Ministère ? En réponse, la Ministre s est dite choquée des « fantasmes » et des « rumeurs » sur un éventuel démantèlement du CNRS. La Ministre a déclaré opposer un démenti à toute volonté de sa part de démembrer le CNRS. La CGT lui a répondu qu elle serait plus crédible si le Directeur Général de la Recherche du Ministère n’avait pas dit le contraire au Conseil d Administration du CNRS, si le CNRS n avait pas annoncé sa volonté de trier les Unités Mixtes de Recherches (UMR) qui pourraient être transférées aux Universités, et si le conseiller pour la santé et la recherche biomédicale du président de la République, le Pr Munnich, n’avait pas affirmé que les UFR (Unités de Formation et de Recherche) médicales au sein des universités « seront les opérateurs de la recherche biomédicale en France » !
 
A une question sur les tenants et aboutissants de la mission d'Aubert concernant le devenir de ces mêmes UMR et de leurs personnels sous statuts EPST, elle a indiqué que le groupe D'Aubert n'a qu'une mission « technique », qui est de simplifier la gestion administrative, prenant en exemple le problème des multiples logiciels de gestion entre les universités et les différents EPST. Elle a annoncé que la Lettre de la mission D’Aubert serait rendue publique prochainement (ce qui a été fait le 13 décembre), alors que la CGT le demandait depuis le Conseil d'Administration du CNRS du 18 octobre 2007. Nous ne sommes pas dupes. La composition de la mission et les fonctions passées de François D’Aubert peuvent donner aux conclusions de cette mission « force de loi ». La CGT a donc réitéré son exigence du maintien du principe de la cotutelle des UMR par les EPST et les universités, et que la gestion des personnels appartenant aux EPST reste le fait de ces organismes. A une autre question concernant les objectifs de la mission donnée à Mr. Syrota sur les sciences du vivant et les conséquences pour les EPST travaillant dans ce domaine (INSERM, CNRS, INRA, CEA, ...), elle a répondu que cela concernait essentiellement le biomédical.
 
Mme Pécresse a aussi insisté sur l’effort budgétaire 2008 pour la Recherche qui serait « exceptionnel »» selon elle. Nous lui avons rétorqué qu'une fois retirés les crédits pour les mises à niveau des pensions, les budgets des organismes de recherche sont au mieux en stagnation, voire en baisse pour les crédits récurrents des laboratoires ! Elle a répondu qu il faut tenir compte des crédits de l’ANR, qui sont sensiblement augmentés (+ 125 millions d'euros pour aboutir à 955 millions d'euros), et qui vont aussi aux laboratoires. La CGT lui a fait remarquer que cela constitue en fait un changement de fond du financement de la recherche publique en France, ce qu’elle a admis et même hautement revendiqué. Pour elle, l'objectif est la généralisation d’un système de financement par projets, essentiellement pilotés par le ministère, en lieu et place d'un financement récurrent déterminé par les instances scientifiques des organismes. Pour la CGT, les crédits affectés à l'ANR ne peuvent permettre de développer la recherche publique sur le long terme dont nous avons besoin. Ces crédits doivent être redistribués vers la dotation de base des unités. Nous avons aussi dénoncé l'absence totale de créations d'emplois pour la Recherche comme pour l'Enseignement Supérieur dans toutes les catégories. Cela ne peut qu'amplifier la précarité.
 
La délégation lui a demandé quelle était sa position sur le statut de chercheur à plein temps. Elle a affirmé ne pas vouloir le modifier en indiquant que le chantier « carrières » qu'elle propose ne concernerait pour l'instant que les personnels enseignant-chercheurs et IATOSS des Universités et pas les chercheurs ni les ITA. Nous prenons acte de cette réponse sur le maintien du statut chercheur mais réaffirmons dans le même temps l'urgence de régler au plus vite le contentieux revendicatif sur les carrières des chercheurs et des ITA.
 
Loi LRU et Université
 
Après ce début de discussion sur la recherche et les EPST, la transition pour aborder la loi « LRU » s’est faite autour de l’utilisation du concept de compétence. La ministre, interrogée sur le « Projet TUNING », a avoué son ignorance sur le sujet.
La délégation fédérale, pour entamer sur le fond la discussion sur la loi « LRU », a rappelé ne pas se satisfaire du statu quo tout en demandant l’abrogation de cette loi qui présente quatre reculs importants :
1-     Un changement de paradigme quant à la logique et la hiérarchie des missions du service public : l’enseignement supérieur étant de plus en plus assimilé à une prestation de services devant trouver sa place, à n’importe quel prix, dans le commerce international et la mondialisation marchande (recommandation de l’OCDE et directives européennes : rapport Rapkay, rapport Leinen) ;
2-     Le risque majeur d’une instrumentalisation des missions de service public par des lobbies privés, dans l’objectif pour l’État de ne pas assurer l’entièreté de ses obligations de service public ;
3-     La gouvernance remettant en cause la démocratie par un renforcement du pouvoir des présidents, un affaiblissement de la communauté universitaire et de la représentation équilibrée des milieux professionnels ;
4-     Une remise en cause du statut de la fonction publique par la possibilité d’un recours massif au recrutement contractuel des personnels universitaires.
La ministre conteste cette analyse et développe ses arguments pour, selon elle, démontrer l’intérêt de cette loi, et des missions qui l’accompagnent. En réponse, la délégation prend appui sur cinq points pour illustrer le bien-fondé de ses critiques sur l’ensemble de la politique du gouvernement pour l’enseignement supérieur et la recherche :
1-     La réussite des étudiants en licence : celle-ci est en effet très importante encore faut-il s’en donner les moyens, notamment en améliorant le taux d’encadrement, chose qui ne sera pas possible faute de création de postes ;
2-     L’orientation active : ce dispositif dans l’état actuel n’est pas acceptable car il déboucherait sur une instrumentalisation de l’enseignement supérieur par les milieux professionnels dans une approche « adéquationniste » entre formation et emploi ;
3-     L’AERES : sur la notion d’ « Assurance qualité »
4-     Transformer le statut de l’enseignement supérieur en le faisant passer d’une situation de relative autonomie, sous contrôle étatique, à une autonomie régulée par des mécanismes de concurrence et de rentabilité économique ð établissements à plusieurs vitesses.
5-     L’extension du contrat de partenariat public – privé : signifiant tout d’abord un désengagement de l’État, de ses responsabilités quant à l’entièreté et à le rénovation du parc immobilier des universités, mais aussi enfermer l’université dans des projets à court terme avec une explosion de la précarité.
 
En ce qui concerne les conséquences néfastes de la LRU sur les personnels, la Ferc Sup a rappelé à la ministre qu’elle était contre la délégation de pouvoirs aux Présidents d’Université en matière de gestion des personnels qui en faisaient de véritables chefs d’entreprise notamment sur :
-         le fait qu’ils puissent choisir entre les personnels, fonctionnaires ou non, ceux avec qu’ils souhaitent travailler et ceux avec lesquels ils ne le souhaitent pas
-         la multiplication des recrutements de CDD et CDI au détriment des emplois statutaires qui amplifiera la précarité des personnels présents sur nos campus qui est déjà de plus de 30 %
-         le développement du clientélisme et de l’arbitraire dans la gestion et la rémunération des personnels
-         la possibilité de fixer les services des enseignants-chercheurs en fonction de la politique globale et qui dénationalise en quelque sorte leur service pour l’adapter aux exigences locales.
La Ferc Sup a réaffirmé son attachement, et celui des personnels, aux missions de service public ainsi qu’aux garanties collectives et statutaires et son refus de les voir balayées au bénéfice d’intérêts individuels ou catégoriels.
Nous n’avons eu toujours aucune réponse sur ce que le ministère entend mettre dans le « dispositif d’intéressement » prévu par la LRU. Madame la Ministre garantit qu’avec la LRU il n’y aura plus de valse des contractuels mais une titularisation grâce notamment au CDI !
Quant à notre question sur le champ concerné par le chantier « carrières » qui s’ouvre le 18 décembre, il nous a été répondu qu’il ne concernait que les personnels enseignants, enseignants-chercheurs et BIATOSS du supérieur. Que tous les thèmes pouvaient être abordés : mobilité, formation, régimes indemnitaires … Sur la méthode, il semblerait qu’un sous groupe de travail pourrait être mis en place notamment sur les emplois fonctionnels.
 
par ferc cgt 66 publié dans : Enseignement supérieur
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UNSEN CGT: Union Nationale des Syndicats de l'Edcation nationale
unsen@ferc.cgt.fr

SNTRS CGT: Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique
sntrs-cgt-bn@vjf.cnrs.fr

UNSGPEN CGT: Union Nationale des Syndicats Généraux des Personnels de l'Education nationale
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SN INRA CGT: Syndicat National Institut National de Recherche Agronomique
cgtinra@versailles.inra.fr

UN CGT CROUS: Union Nationale des Syndicats CGT des CROUS (Centre Régionaux des Oeuvres Universitaires et Scolaires)
cgtcrous@free.fr

Syndicat CGT du CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique)
ange.risterucci@cirad.fr

SN CGT IFREMER: Syndicat National des Personnels de l'Institut Français de Recherche en Mer
marie.laure.cochard@ifremer.fr

CGT Culture (USPAC): Union des Syndicats de Personnels des Affaires Culturelles
cgt-culture@culture.gouv.fr

Secteur Associatif FERC: Coordination de l'activité des syndicats des associations d'éducation populaire
ferc-assoc@ferc.cgt.fr


Syndicat CGT du CEE: Tous les personnels du Centre d'Etudes Economique
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SN CGT AFPA: Syndicat National CGT de l'Association de la Formation Professionnelle
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UNS FJT CGT: Union Nationale des Syndicats des Foyers de Jeunes Travailleurs
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Syndicats régionaux ou locaux

Syndicat CGT Université Montpellier 1: Personnels de toutes les catégories et de toutes les administrations travaillant sur les sites de l'université Montellier 1
cgtum1@sc-univ-montp1.fr

Syndicat CGT Université Montpellier 2: Personnels de toutes les catégories et de toutes les administrations travaillant  sur les sites de l'université Montpellier 2
cgtum2@univ-montp2.fr

SDEN CGT 66: Syndicat Départemental de l'Education Nationale des Pyrénées Orientales
monique.pique@wanadoo.fr
cgtmillas@wanadoo.fr

SDEN CGT 11: Syndicat Départemental de l'Education National de l'Aude
badonce2@wanadoo.fr
jptournissa@wanadoo.fr

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