Dimanche 4 novembre 2007
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La scolarisation des jeunes handicapés
155 000 élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire en 2005/2006, soit 20 000 de plus qu’en 2004/2005.
Le droit à l’école
pour tous
La loi du 11 février 20051 (loi n° 2005-102),"Pour l’égalité des
droits et des chances , la participation et la citoyenneté des personnes handicapées des enfants et adolescents handicapés", impose le droit à l’école pour tous.
Ce droit pose le principe de la scolarisation des enfants et des jeunes ayant des besoins particuliers confrontés,
(maladie, accident..) dans l’établissement le plus proche, les établissements et services médico-sociaux intervenant en complément.
Certes le droit à l’école pour tous doit
devenir une réalité, réunir les bonnes volontés mais surtout s’accompagner des moyens nécessaires.
Or, 10 à 13 000 enfants (chiffres du ministère) n’ont pas de solution de prise en charge. Un partage
des compétences plus affirmé entre l’Éducation nationale et les établissements médico-sociaux est nécessaire : la pédagogie devant rester de la responsabilité de l’Éducation
nationale.
Ces mesures d’accompagnement doivent être organisées tout au long du parcours scolaire, de la maternelle à
l’enseignement supérieur, avec une continuité de solutions entre l’Éducation nationale et le secteur médico-éducatif ou sanitaire.
Les différentes commissions préexistantes (CCPE, CDES) sont fusionnées dans une instance unique, la
maison départementale des personnes handicapées.
Un seul et même interlocuteur y est chargé d’accueillir, informer, orienter, conseiller la personne handicapée et
établir un projet individualisé élaboré en association avec la famille afin d’assurer la cohérence des réponses pédagogiques et la coordination en tant que de besoins des actions psychologiques,
éducatives sociales, médicales et paramédicales.
Comment l’enfant handicapé est il accueilli à l’école ?
Le projet personnalisé de scolarisation est établi par
l’équipe éducative en fonction des besoins, des capacités, des progrès de l’enfant. Le projet définit des besoins spécifiques matériels ou humains : adaptation des locaux, matériel, auxiliaire de
vie scolaire, rééducation, soins…
A l’école élémentaire l’enfant handicapé peut être scolarisé dans une classe spécialisée, la
CLIS*, structure
d’intégration collective ouverte sur l’établissement scolaire.
Il peut aussi bénéficier d’un projet d’accueil
individualisé (maladie invalidante ou chronique) ou un projet
d’intégration individualisé (handicapé).
Il existe tout un panel d’aides à l’intégration scolaire : CMP*, SESSAD*, CAMSP*…
L’assistant d’éducation auxiliaire de vie
scolaire (AVS-i) contribue à la mise en œuvre du projet individualisé de l’élève (aide sur le plan matériel : hygiène, déplacements,
repas, tâches scolaires). Il peut intervenir à l’école, au collège, au lycée.
800 doivent être recrutés cette année mais le ministère avoue la difficulté de cadrage de leurs fonctions entre ceux qui
assurent une assistance pédagogique auprès d’enfants handicapés mentaux et ceux qui assument des soins infirmiers auprès d’enfants sans trouble mental.
Or il n’est pas question au sens du ministère
d’avoir 155 000 AVS.
8 à 10 000 Emplois Vie Scolaire
(EVS), sous la forme de Contrats d’Accompagnement à l’Emploi (CAE) qui remplacent les CES et CEC, contrat à durée déterminée de 6 à 24 mois à
temps plein ou partiel payés au SMIC, afin de renforcer la présence d’adultes dans les écoles et d’aider à la scolarisation des
enfants handicapés notamment à l’école maternelle.
La diminution importante des postes spécialisés (Psychologues, rééducateurs..) des RASED limite encore plus les
aides possibles pour aider les équipes pédagogiques dans l’accueil obligatoire des élèves handicapés à l’école.
Ainsi au lieu des emplois qualifiés et pérennes nécessaires à la scolarisation de ces enfants à besoins
particuliers, le ministère augmente encore le nombre d’emplois précaires et sans qualification.
Les familles, les équipes éducatives attendaient des personnels stables et qualifiés avec une rémunération à la hauteur
de leur qualification. Le ministère, pour assurer cette mission, propose des jeunes en difficulté sociale et professionnelle sans formation préalable pour lesquels le retour ou
l’accompagnement dans l’emploi exige une autre ambition.
Les pressions et les sanctions prises par l’administration à l’encontre de certains
enseignants dont le seul tort fut d’appeler l’attention et l’aide de leur hiérarchie pour améliorer les conditions d’intégration d’un enfant handicapé suscitent de lourdes inquiétudes dans les
écoles.
En effet, quoi de moins onéreux pour faire appliquer le droit fondamental de non discrimination que d’ériger en principe
général la "bonne volonté et le changement des mentalités".
*CLIS : classe d’intégration scolaire
*CMP
: centre médico psychologique
*CAPP : centre médico psycho pédagogique
*SESSAD : service d’éducation spécialisée et de soins à domicile
*CAMSP : centre d’action médico-sociale précoce
Par ferc cgt 66
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Publié dans : Education spécialisée
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