AFPA Association Formation Professionnelle Adultes

Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 10:36

Pour un établissement public régional

de la formation professionnelle

 

  

Pour le maintien du service public de la formation qualifiante

 

            La loi du 13 août 2004 a profondément modifié les relations entre les pouvoirs publics (État d’abord, puis les Régions) sur le domaine de la formation. En particulier, l’État a transféré la pleine compétence aux Régions de la formation des demandeurs d’emploi, complétant en cela leurs prérogatives en matière de formation des moins de 25 ans.

Si la finalité de la formation doit aboutir à l’emploi, encore faut-il pouvoir accéder à la formation. Or, le contexte juridique (procédures des marchés publics) des futures relations entre l’AFPA et les régions, tel qu’il est envisagé par l’État, présente des risques importants pour la pérennité de l’outil public de formation qualifiante AFPA. Tout le monde s’accorde pour reconnaître qu’il rend un service de bonne qualité, tant en matière de formation que d’orientation. Un récent rapport de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) confirme cette qualité en notant que 60 % des stagiaires accueillis accèdent à un emploi pérenne dans les six mois après l’obtention d’un titre qualifiant. Par ailleurs, sa mission sociale est reconnue depuis longtemps, en particulier pour les plus démunis qui peuvent accéder à un parcours de formation grâce aux services (orientation, hébergement, restauration) associés à l’acte de formation.

 

 Dans un cadre de mise en concurrence, à partir du 1er janvier 2009, de nombreuses difficultés apparaissent pour l’AFPA :

*      le service offert par l’AFPA s’apparente davantage à un parcours de formation plutôt qu’à un acte de formation stricto sensu, ce qui ne cadrerait pas avec une procédure de gestion privée des différents services associés ;

*      l’hébergement est considéré par l’IGAS comme un élément fondamental pour la formation des demandeurs (30% des usagers seraient dans l’incapacité de suivre une formation sans ce service). Cela constitue un handicap financier dans un cadre concurrentiel car les autres organismes n’offrent pas cette prestation ;

*      concernant les formations industrielles lourdes, l’AFPA peut affronter sans grande difficulté la concurrence mais des pans entiers de son activité, comme les formations tertiaires, risquent de disparaître.

*      le transfert de la commande publique n’est pas accompagné du financement nécessaire aux transferts de services ;  aucun crédit n’est prévu pour couvrir les coûts pour les Régions de ces services. Les besoins sont estimés entre 2 et 4 personnes par région ;

*      quelles que soient les modalités retenues, par les Régions, le niveau de financement de l’AFPA s’en trouvera affecté :

ü      que ce soit en déduisant en amont des financements nécessaires pour le fonctionnement puis en affectant le solde aux actions de formation

ü      que ce soit en finançant à hauteur du strictement réalisé alors que l’AFPA perçoit actuellement 100 % de la subvention même si la réalité est une réalisation à 95 %

*      la problématique du transfert du patrimoine de l’AFPA (240 établissements en France) n’a toujours pas trouvé à ce jour de solutions satisfaisantes.

Une autre nécessité semble prévaloir : le maintien d’une structure au niveau national. Cela paraît nécessaire pour :

*      assurer une régulation sur les offres de formation à caractère national et assurant l’interrégionalité au profit des usagers ;

*      maintenir une péréquation financière entre les régions pour le fonctionnement des établissements ;

*      assurer une mutualisation de l’ingénierie des titres de formation ;

*      assurer les relations avec le Service Public de l’Emploi.

 

L’établissement public régional de formation professionnelle

Cette analyse de la FERC CGT conduit à envisager une formule alternative en la construction d’un véritable service public régional de formation. Cette proposition est d’autant plus légitime que l’on imagine difficilement comment, dans le cadre des marchés publics, les Régions pourraient faire valoir la mise en concurrence des GRETA qui exercent leur activité dans les lycées, propriété des Régions. L’hypothèse d’une stricte régionalisation doit donc être écartée car elle placerait les Régions, à travers l’AFPA, en situation de concurrence par rapport aux organismes qu’elles mettent elles même en concurrence !

 

Cette proposition permettrait :

*      de préserver l’AFPA, sans démanteler l’outil en termes matériel et humain ;

*      à l’instar du SPE ( Service Public pour l’Emploi), la construction d’un véritable service public de la formation en apportant simplification, lisibilité et capacité de réelle articulation des politiques d’emploi et de formation tout en conservant son efficacité de réponses aux besoins sociaux et économiques ;

*      d’asseoir la commande publique de formation sur une réelle dotation de compensation et non une fraction de la TIPP ;

*      d’inclure l’ensemble des organismes publics de formation (CNAM, GRETA, APP, CNED) pour une plus efficacité des réponses aux besoins.

 

Quels doivent être les contours juridiques de ce service public régional ?

            La création d’un établissement public régional pour l’ensemble du service public régional de la formation doit faire l’objet d’analyses juridiques poussées.

Les contours pourraient se définir ainsi :

-         un périmètre regroupant l’ensemble de l’offre de formation qualifiante pour les demandeurs d’emploi, et non plus seulement formés par l’AFPA ;

-         la création d’une instance paritaire des financeurs de la formation ;

-         des relations juridiques stabilisées pour la commande de formation du service public régional de formation par subvention de la Région à l’établissement public ;

-         la possibilité de sous-traiter, dans le cadre de marchés publics, une partie de l’offre aux organismes privés (soit en raison du nombre de demandeurs, soit en raison du manque de compétences internes…) ;

-         des lieux d’implantation de l’établissement public dans les lycées et dans les centres AFPA ;

-         le transfert aux Régions du patrimoine de l’AFPA (les compensations restant à définir entre l’État et les Régions) ;

-         la péréquation entre les régions serait assurée par une structure nationale (voir ci-dessus).

Sans mésestimer les lourdeurs d’un montage de l’établissement public de formation, pour lequel un agrément préfectoral, voire une loi, serait nécessaire, cette proposition apparaît satisfaisante pour construire un véritable service public de la formation.

Par ferc cgt 66 - Publié dans : AFPA Association Formation Professionnelle Adultes
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /2007 15:50

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La formation est éjectée du Service Public de l’Emploi
 
La réforme du Service Public pour l’emploi (SPE)…sans l’AFPA !
 
La ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, Mme Lagarde, vient de présenter son « projet de loi relatif à la réforme du service public de l’emploi ». Ce projet a fait l’objet d’un débat et d’un vote lors de la séance du 19 novembre dernier du Comité supérieur de l’emploi. La CGT a émis un avis défavorable sur ce projet de réforme qui se traduit une simple fusion opérationnelle de l’ANPE et de l’UNEDIC.
L’AFPA, un des piliers du SPE, inscrit dans la loi du 18 janvier 2005 de programmation pour la Cohésion sociale est totalement oubliée dans ce projet. Celle-ci est simplement citée dans l’exposé des motifs alors que l’article premier de la loi de 2005 affirme que « le service public de l’emploi comprend le placement, l’indemnisation, l’insertion, la formation et l’accompagnement des demandeurs d’emploi. Il est assuré par les services de l’Etat, chargés de l’emploi, l’ANPE et l’AFPA. Il est également assuré par des organismes de l’assurance chômage ».
 
 
Quel avenir pour l’AFPA ?
Pour le syndicat CGT de l’AFPA, la lecture du projet de loi de Lagarde et de l’Exposé des motifs qui l’accompagne nous amène à penser que la question du devenir du PAS-emploi pourrait bien être posée à nouveau dans un futur proche :
 
Ø      Le projet de loi de Lagarde ne porte pas que sur la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC. Il a pour titre : « Projet de loi relatif à la réforme du service public de l’emploi ». L’Exposé des motifs n’interdit absolument pas une interprétation qui voudrait qu’à l’avenir le noyau de ce futur SPE se réduise à la structure fusionnée à partir des seuls réseaux ANPE, Unedic et Assedic, excluant de fait l’AFPA de la place qu’elle avait jusqu’ici. C’est d’ailleurs cette interprétation qui domine les premiers commentaires publics parus dans la presse.
 
Ø      La mission « formation » disparaît des missions de ce futur SPE, ce qui est tout de même très étonnant quand on connaît les besoins de qualifications dans la question du traitement du chômage d’aujourd’hui.
 
Ø      L’AFPA est citée à deux reprises dans l’Exposé des motifs, mais comme simple intervenant territorial au titre de la formation, aux côtés de l’APEC, des Missions locales, des Maisons de l’emploi, de Cap-emploi et d’autres acteurs de la formation sur les territoires.
 
Ø      Enfin, le mécanisme financier mis en place semble indiquer que c’est la nouvelle structure fusionnée mise en place par la future loi qui recevra les fonds de l’Etat concernant la politique de l’emploi et qui les distribuera ensuite aux intervenants de son choix.
 
Ø      Que va devenir la subvention du « Pas –emploi » qui conditionne l’existence d’une AFPA nationale construites autour de structures et de fonctions nationales ? Cette subvention finance les volets complémentaires à la formation dans le contour du service global que sont l’Orientation, la Certification et l’Ingénierie.
 
            Nous estimons que l’AFPA doit continuer d’assurer sa mission publique de formation. Tous les discours, ainsi que tous les écrits, ne cesse de rappeler l’importance du rôle de la formation dans la cohérence de la politique de l’emploi. Et, ce ne sont pas les 60 % d’usagers de l’AFPA qui retrouvent un emploi pérenne, dans un délai de six mois après leur formation, qui peuvent contredire cette importance reconnue dans un rapport public de l’IGAS.
 
Suite à ces débats au Comité supérieur de l’emploi, une seconde version est en préparation qui va être rapidement soumise au vote du Parlement, selon le souhait du Président de la République qui a fixé la mise en œuvre de la nouvelle loi au 1er janvier 2008.
Le syndicat CGT de l’AFPA dénonce cette méthode de vouloir imposer un rythme extrêmement rapide aux réformes sans concertation suffisante avec les principaux acteurs dont les salariés de l’AFPA et leurs représentants. Nous ne comptons pas attendre que tout soit réglé pour intervenir dans le débat.
Par ferc cgt 66 - Publié dans : AFPA Association Formation Professionnelle Adultes
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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /2007 18:34
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Action nationale à la CGT AFPA 
 
         Devant l’augmentation du nombre de signalements de souffrance et de harcèlements au travail, la CGT AFPA a pris l’initiative d’une action de sensibilisation nationale, par le lancement d’une grande enquête. Les premiers résultats sont issus de 1150 questionnaires.
 
         Le taux de réponses correspond à près de 10 % des salariés. Ce nombre varie en fonction des régions, mais représente un taux de réponses significatif de l’intérêt porté à la démarche. 87,53% des réponses proviennent de personnel CDI et 12 % du personnel CDD, 46 % sont des femmes et 54 % d’hommes. 42 % des salariés ayant répondu ont moins de 10 années d’ancienneté à l’AFPA.
 
         Stress : 67,66 % s’estiment «très stressés» à «extrêmement stressés». Plus grave les 27,85 % de salariés qui s’estiment «extrêmement stressés» sont -d’après les spécialistes de la santé au travail- en situation de danger immédiat. Pour la CGT, il y a urgence pour la direction à prendre en compte cette situation.
 
         Charge de travail : Les chiffres sont clairs : 64,70 % des salariés estiment que la charge de travail est excessive. Cela renvoie certainement à l’organisation du travail, en particulier aux processus de travail, et à la définition des référentiels emplois (formateurs par exemple)… mais pas seulement ! Le manque d’emploi dans certaines catégories (administratifs ou gestion) provoque une surcharge de travail que subissent les salariés. Il est grand temps pour la direction de passer des grands discours incantatoires sur l’amélioration des conditions de travail aux actes concrets.
 
         Fatigue au travail : près de 3 salariés sur 4 ressentent de la fatigue ! Cela est confirmépar le dernier Bilan social national de l’Afpa qui révèle que les salariés sont de plus en plus en arrêt de travail, et de plus en plus longtemps.
 
         Reconnaissance au travail : plus de 72 % des salariés estiment que leur niveau de rémunération n’est pas en adéquation avec leur charge de travail ! Le système d’individualisation des salaires mis en œuvre à l’AFPA ne favorise pas la transparence des critères d’attribution et crée des inégalités entre les salariés.
 
         L’exploitation de cette enquête nationale est loin d’être terminée. La CGT Afpa va entreprendre la seconde partie de l’analyse exhaustive qui permettra de présenter les résultats complets. Cela fera l’objet d’un prochain UFPA* entièrement consacré à ce thème. Suite à cette parution, la CGT engagera le débat dans les établissements, avec l’ensemble des salariés, afin d’élaborer les revendications et les propositions à présenter à la direction générale.
Par ferc cgt 66 - Publié dans : AFPA Association Formation Professionnelle Adultes
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