Jeudi 19 juin 2008


Généralisation du bac pro 3 ans :

Après la théorie,

les travaux pratiques !

 


 

 
Si certains s’interrogeaient encore sur ce que signifie concrètement la généralisation du bac pro 3 ans, une circulaire d’un Recteur (celui de l’académie de Versailles) apporte des réponses édifiantes.
C’est incroyable, et sa lecture a fait bondir plus d’un collègue.

                                                            

 


S

’appuyant sur les conclusions du protocole national concernant les évolutions de la voie professionnelle (signé par le Snetaa, le Sgen et le Syndicat des proviseurs de l’Unsa), ce Recteur n’y va pas par quatre chemins.

Il ne doit plus y avoir d’élèves de l’Académie entrant en sections de BEP, en dehors de la filière sanitaire et sociale, à la rentrée de septembre 2009.

 

Le BEP étant aujourd’hui la structure d’accueil la plus répandue pour démarrer la formation professionnelle initiale publique, on assiste à une transformation totale de l’enseignement professionnel.

 

  


Où sont les prétendus respects de « l’expérimentation », les « assurances »

que le protocole de discussion proposé et signé par certaines organisations syndicales n’entérinait en rien la disparition des BEP ?

 

 

 

La méthode est inadmissible, les décisions particulièrement brutales et elles ne peuvent que rencontrer la plus grande hostilité des personnels, des parents, des élèves.

 

Mais ce n’est pas tout, le Recteur en rajoute très fortement en attaquant l’enseignement professionnel sous statut scolaire dispensé en LP. Il écrit en effet :

 

« Au demeurant certains métiers se prêtent naturellement (souligné par nous) à une préparation par la voie de l’apprentissage (secteur du bâtiment et des travaux publics, de l’hôtellerie et de la restauration, de la mécanique et de la réparation automobile, de la vente etc.), alors que la voie scolaire peut paraître plus pertinente (attention on n’en est pas bien sûr ! Ndlr) dans d’autres filières comme l’électronique ou l’électrotechnique ».


D’où sort

cette affirmation ?

 

Tout le sens du combat mené depuis des dizaines d’années pour intégrer la voie professionnelle comme une voie à part entière dans le lycée, est rayée de la carte par cette phrase.

  


D’où sort-il

ce « naturellement » ?

 

Sur quels arguments scientifiques (Darwin ?) s’appuie le Recteur pour affirmer une telle contrevérité ?  Est-ce les résultats de nos élèves aux examens par rapport à ceux des apprentis ?

 

 

Evidemment non. C’est un positionnement purement idéologique, à l’opposé de ce que les enseignants constatent sur le terrain. Essayer de faire signer un contrat d’apprentissage (donc un contrat de salarié avec un salaire, même faible) à un patron, alors que nous avons beaucoup de difficultés à placer, aujourd’hui, nos élèves en stage en entreprise dans des conditions de formation satisfaisantes. Que font nos collègues d’atelier ou nos collègues du secteur tertiaire pendant leurs heures de cours, pas de la formation professionnelle ?

 

è Du côté de la poursuite d’études, les choses sont beaucoup plus pragmatiques que les envolées « lyriques » que l’on peut lire, ici où là, dans la prose ministérielle, pour essayer de nous faire passer la pilule. Le Recteur, lui, doit gérer des moyens, et des moyens il en a de moins en moins. Cela ne va pas aller en s’arrangeant si on laisse le ministre supprimer 80 000 emplois dans les 4 ans qui viennent (déjà 11200 à cette rentrée).

 

Ä

è Pour les BTS, le discours du Recteur a, au moins, le mérite de la franchise : « L’évolution de la carte des BTS sera poursuivie sachant, qu’il convient prioritairement de diminuer encore le nombre des places vacantes ; ceci conduira à fermer les sections qui, au fil des années, n’accueillent qu’un faible nombre d’élèves. Le meilleur remplissage des sections existantes reste un objectif impératif. »


Pour ceux qui ont cru déceler dans le protocole de discussion la volonté de X. Darcos de développer le passage d’élèves de Bac pro vers les BTS, on ne peut être plus clair. C’est impossible au vu des moyens budgétaires attribués.


 

 

 


Nous ne nous étions pas trompés.

Le protocole national sur la rénovation de la voie professionnelle

est inacceptable et sa mise en œuvre n’en sera que la triste illustration. Fermeture des sections BEP, orientation massive vers des CAP.

 

 


Nous avons notre mot à dire sur ce qui se passe aujourd’hui dans nos établissements. Nous ne devons pas attendre la mise en place d’une politique que nous savons catastrophique pour nos élèves, ceux qui sont le plus en difficulté, ceux qui ont le plus besoin d’un véritable service public d’Education.

 

Le vote pour la mise en place de Bac pro 3 ans dans les conseils d’administration ne se justifie plus, alors qu’il pouvait se comprendre lorsque les deux systèmes cohabitaient. C’est pourquoi la CGT Educ’action appelle d’ores et déjà à voter contre toute nouvelle suppression de BEP.

La CGT Educ’action organisera dès ce mois de juin des réunions intersyndicales dans les établissements pour refuser la logique dans laquelle on veut nous enfermer.

 

La CGT Educ’action, avec les personnels avancent des propositions pour rénover vraiment la voie professionnelle. Nous sommes pour des parcours diversifiés et l’élévation générale des niveaux de qualification.

Nous sommes contre le développement de l’apprentissage. C’est l’enseignement professionnel public, en se rénovant avec les moyens nécessaires, qui répond à ces exigences.

 


  

Avec les élèves et leurs parents, nous nous battrons pour exiger les moyens d’un enseignement professionnel public à la hauteur des exigences que nous portons collectivement.

par ferc cgt 66 publié dans : Lycées Professionnels
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Jeudi 29 mai 2008


La CGT Educ’action condamne

le protocole proposé par le Ministère

sur la généralisation des Bac Professionnels en 3ans

 La Cgt Educ’action réunie en congrès à Saint Jean de Monts a confirmé sa position contre la généralisation du bac professionnel en 3 ans. Elle a validé, à une très large majorité, ses revendications pour la rénovation de la voie professionnelle se faisant ainsi l’écho des débats menés par les collègues dans les établissements.

 Le congrès a réaffirmé

– son attachement à ce qu’un maximum de jeunes et, à terme, la totalité de ceux-ci, accède au baccalauréat

– la finalité d’insertion professionnelle du bac professionnel même s’il doit permettre la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur

– son attachement à des parcours diversifiés selon le besoin des élèves.

Les congressistes ont réaffirmé la possibilité de bacs professionnels en 3 ans pour certains élèves mais aussi le maintien de parcours en 4 ans pour les autres.

Cet objectif ne pourra être atteint en supprimant les sections de BEP.

 L’orientation en fin de 3ème vers la voie professionnelle doit résulter d’un choix libre et réfléchi des jeunes vers une formation qualifiante de niveau V (BEP, CAP).

La CGT educ’action se prononce, par ailleurs, pour qu’une orientation positive en fin de seconde de détermination des lycées se fasse sans exclusive vers les voies générales, technologiques et professionnelles.

 Le congrès s’est prononcé, par ailleurs, pour l’amélioration les conditions de travail des enseignants et d’études pour les élèves.

La réforme du bac professionnel risque de s’accompagner de classes à 30 élèves et plus, avec, qui plus est, l’obligation de faire passer des contenus en 3 ans au lieu de 4, des classes plus chargées en bac pro, ainsi que dans les CAP.

Le congrès de La CGT Educ’action entend porter la revendication de la diminution du temps de face à face pédagogique définie dans ses repères revendicatifs et réaffirme ses revendications sur la limitation du CCF et son opposition au développement de l’apprentissage dans les EPLE.

 Un protocole d’accord vient d’être signé par le Snetaa et le ministère alors que d’ores et déjà le Snalc et l’Unsa ont décidé de ne pas le faire.

Ce protocole confirme sans surprise les intentions initiales du ministère sur la généralisation d’un parcours en 3 ans qui devient la norme. Aucune garantie n’est donnée sur une possibilité de diversification des parcours. Comment peut-on s’engager dans un accord sans plus de précision ?

Qui plus est, le protocole confirme l’orientation des élèves les plus fragiles vers les CAP. Les signataires ne peuvent pourtant ignorer les difficultés accrues que rencontreront ces élèves pour réintégrer un cursus bac professionnel. Là où on pouvait attendre des engagements très précis du ministère concernant l’aide aux élèves les plus en difficulté,  sur ces questions comme sur tant d’autres, c’est le plus grand flou qui préside.

Par ailleurs, la CGT Educ’action ne pourra accepter le « troc » que constitue l’attribution d’une prime hypothétique, pour quelques enseignants, contre des mesures qui se traduiraient par une orientation plus difficile pour les élèves.

 Nous ne pouvons que réitérer notre scepticisme le plus total sur la volonté de rénovation positive du ministère dans une période de suppressions massives d’emplois dans l’Education Nationale. 

 

 

par ferc cgt 66 publié dans : Lycées Professionnels
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Mardi 27 mai 2008

Non aux suppressions des classes de BEP

Non à la généralisation du Bac pro en 3 ans.

La réussite de tous les élèves c’est aussi le maintien

du cursus  bac pro en 4 ans (BEP 2ans + Bac 2ans) !

 

 


D

epuis le 29 octobre 2007 les projets gouvernementaux concernant la filière professionnelle sont clairs. Xavier Darcos, en imposant la généralisation des Bac pro 3 ans, a décidé de supprimer des milliers de postes par la suppression des classes de BEP et le raccourcissement de la scolarité de 4 à 3 ans des élèves préparant un baccalauréat professionnel.


Dès le départ
la CGT Educ’action s’est engagée dans l’action pour empêcher la mise en place de cette généralisation qui ne peut qu’aboutir à une marginalisation des élèves les plus en difficulté à la fin du collège. Elle a développé la mobilisation la plus large avec les personnels. La CGT, avec SUD, FO et la FSU a refusé de signer le protocole de discussion proposé par le ministère car cela revenait, dans les faits à entériner ce projet. La suite a prouvé que les prétendues discussions ont bien aboutit à la généralisation du bac pro en  3 ans.


Les personnels et les élèves se sont mobilisés dans les premières académies touchées et le ministère et les rectorats ont été obligés de faire parfois quelques reculs. Depuis l'annonce des DHG et des suppressions effectives ce sont des milliers de lycéens de personnels qui sont descendus massivement dans la rue, à de nombreuses reprises, pour exiger le rétablissement des postes, la réouverture des sections supprimées et le maintien de formations baccalauréat professionnel en 4 ans.


Nous sommes  placés à la rentrée 2008 dans une situation où le nombre de sections de bac professionnel en 3 ans, au niveau national, sera supérieur à 25 % au lieu de 5 % à la rentrée 2007. Pour autant la disparition totale des sections BEP n’est pas entérinée  et les mobilisations qui se poursuivent  dans le cadre de la lutte contre les 11200 suppressions de postes dans l’Education nationale pour la rentrée 2008 ont  pris  largement en compte la revendication concernant le maintien de ces sections et le refus de la généralisation des bac pro en 3 ans.


Le discours du ministre sur la pseudo volonté gouvernementale de revaloriser l’enseignement professionnel ne passe pas. Cette réforme est de plus en plus comprise comme ce qu’elle est : en premier lieu une mesure de restriction budgétaire, au détriment des élèves et de l’enseignement professionnel public et non pas une mesure d’ordre pédagogique. Mais elle doit aussi se comprendre comme une étape dans la dérégulation actuelle du monde du travail.

Dans l’Education c’est à terme l’ensemble des 3 voies du lycée, générale, technologique et professionnelle qui seront redéfinies pour organiser la suppression des 80 000 postes prévues en 4 ans dans l’Education Nationale.


 

La CGT Educ’action réaffirme à l’occasion de son congrès sa volonté de ne pas laisser passer de telles mesures. Elle appelle les personnels, les autres organisations syndicales, tant de l’Education que de l’interprofessionnel, à amplifier les mobilisations avec les élèves et les parents pour empêcher la fermeture des sections de BEP et exiger leur réouverture dans les LP et LPO. Elle appelle les personnels à informer largement les élèves et leurs parents des enjeux que représentent cette lutte.

 

La revalorisation de la voie professionnelle passe par la disparition des sorties sans qualification, l’augmentation du nombre de bacheliers et des possibilités accrues de poursuite en BTS. Cela ne peut se concrétiser que par l’attribution de moyens suffisants, la réussite de tous les élèves l’exige.

par ferc cgt 66 publié dans : Lycées Professionnels
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Mardi 27 mai 2008


Poursuivons et amplifions

la mobilisation contre la généralisation

des bacs professionnels en 3 ans !

 L'année scolaire 2007 a été marquée par la volonté du ministre de l’Education Nationale d’imposer la généralisation du bac professionnel en 3 ans.

 La Cgt Educ’action, a refusé de s’enfermer dans un processus, celui du protocole de discussion où il était impossible de discuter des objectifs. Elle a appelé à poursuivre la mobilisation des personnels dans le cadre d’une intersyndicale.

 La formation initiale des futur-e-s salarié-e-s est un enjeu majeur : social, démocratique et économique.

 la CGT Educ’action défend le principe d’une culture commune ambitieuse pour vivre sa vie d’Homme et de Femme, de citoyen ou de citoyenne, et sa vie de salarié(e). À l’inverse d’une perspective de progrès, le choix a été fait « d’un socle commun de connaissances » amoindri avec, à la clé, le renforcement d’un « tri scolaire» qui, de fait, est  un tri social.

La réforme du baccalauréat professionnel fait partie de cette orientation politique.

 L'enseignement professionnel ne peut se concevoir sans un enseignement général de qualité. Le congrès tient à rappeler que cette question universelle de la culture commune ne doit pas s’arrêter aux portes du lycée professionnel.

 Quels diplômes professionnels ?

Pour la CGT, le diplôme doit remplir une double fonction :

·       Celle de la reconnaissance de la qualification professionnelle,

·       Celle de la référence de classification dans les conventions collectives (salaire, etc.).

 

Le Congrès réaffirme l’importance de la formation initiale dans la construction de la qualification et souligne  l’intérêt pour les salarié-e-s à ce que les contenus de formation soient en phase avec les exigences sociales et professionnelles.  

La volonté du Medef de valoriser la compétence au détriment de la qualification n’est pas sans incidence sur la conception des référentiels de formation.

 


Quelles qualifications ?

 

D’une profession à l’autre, les évolutions technologiques et l’organisation du travail sont différentes. Cependant des tendances générales s’affirment. Elles se caractérisent par le besoin d’une élévation générale des niveaux de qualification

 

Les enquêtes indiquent clairement qu’à partir du baccalauréat le diplôme permet aux jeunes de s’insérer plus facilement dans l’emploi.

Cependant, dans nombre de secteurs, les jeunes bacheliers sont aux échelons les plus bas de la filière des ouvriers qualifiés quand ils ne sont pas embauchés comme ouvriers spécialisés.

La reconnaissance des qualifications qui n’est pas sans incidence sur l’attractivité de la voie professionnelle, est un enjeu central.

La CGT Educ’action, avec la confédération, mène le combat pour des formations de qualité et la reconnaissance des qualifications.

 


Une réforme régressive

 

Le gouvernement affirme vouloir amener une large majorité d’une classe d’âge au baccalauréat. La réforme annoncée va à l’opposé des objectifs affichés.

 

Elle va empêcher de nombreux jeunes d’atteindre le Bac Pro alors qu’ils y accèdent aujourd’hui en 4 ans  et même 5 ans pour certains, puisque 20% redoublent une année au cours de leur scolarité.

Comment imaginer que le Bac Pro en 3 ans tel qu’annoncé pourrait permettre à plus de jeunes de réussir alors que près de 1000 heures d’enseignement seront supprimées aussi bien dans les matières professionnelles que générales ?

 

De nombreux jeunes qui accèdent aujourd’hui à la seconde professionnelle seront orientés vers des CAP qui n’offrent pas les mêmes potentialités de poursuite d’études ni les mêmes atouts pour trouver un emploi.

 

Nous sommes face à une réforme régressive et dogmatique qui vise, en premier lieu, à faire des économies budgétaires. 11200 postes sont supprimés pour la rentrée 2008. Même si ces suppressions de postes ne sont pas seulement liées à la transformation des secondes professionnelles pour la rentrée prochaine, le gouvernement annonce 80 000 suppressions d’emplois d’ici 4 ans dans l’Education Nationale. La réforme de l’enseignement professionnel paiera un lourd tribu à cette politique de rigueur budgétaire. Le nombre de postes de PLP, ouverts aux concours de recrutement externes, a été divisé par 2,5 depuis 2002.

 

La réforme se met en place dans la confusion et l’improvisation.

 

Les réflexions sur le BEP et plus généralement sur le niveau V sont stoppées. Les rénovations de certaines spécialités, comme celle du tertiaire administratif, ont été enterrées.

Aucune vue d’ensemble n’est proposée sur les 3 voie du lycée.

La redéfinition de la voie technologique et plus particulièrement de la filière STI est abandonnée ou reportée selon des orientations que nous ne connaissons pas encore.

Nous sommes pour une clarification et une plus grande lisibilité des voies de formation.

La généralisation du bac professionnel 3 ans interpelle les positions respectives du bac professionnel et du bac technologique. Alors que le premier permet l’insertion, le second vise la poursuite d’étude. L’avenir des Bacs professionnels ne doit pas se discuter uniquement dans le cadre de la voie professionnelle car elle a une incidence sur le Baccalauréat technologique.

 


Développer l’enseignement professionnel.

 

Le bac professionnel doit affirmer sa finalité d’insertion professionnelle, même s’il permet la poursuite d’étude dans l’enseignement supérieur notamment dans les Sections de Techniciens Supérieurs.

 

Nous sommes attachés à ce que le maximum de jeunes et, à terme, la totalité de ceux-ci, accède au baccalauréat (niveau IV de formation) .

 

Cet objectif ne pourra être atteint en supprimant les sections de BEP.

Elles permettent aux élèves d’acquérir les techniques de bases transversales, de dépasser pour beaucoup d’entre eux leurs difficultés scolaires, d’affirmer et de préciser en deux ans leur projet professionnel pour s’orienter vers un bac professionnel ou un bac technologique.

 

Le congrès se prononce pour le rétablissement des BEP supprimés et l'abandon de la généralisation du Bac Pro en 3 ans. Par contre nous sommes favorables à des parcours diversifiés selon le besoin des élèves, en 3 ou 4 ans.

 

L’orientation en fin de 3ème vers la voie professionnelle doit résulter d’un choix libre  et réfléchi  des jeunes vers une formation qualifiante de niveau V (BEP, CAP).

La CGT educ’action se prononce par ailleurs  pour qu’une orientation positive en fin de seconde de détermination des lycées se fasse sans exclusive vers les voies générales, technologiques et professionnelles.

La fuite des élèves entre le BEP et le Bac pro, même si le ministère en exagère les proportions, est une réalité. Mais nous en connaissons les raisons

·     les capacités d’accueil en bac pro. Il n’existe qu’une section de bac pro pour 2 sections de BEP.

·     l’éloignement des lieux de formations, ce qui interpelle la qualité des transports, la qualité de l’accueil des élèves internes et le coût des frais de scolarité.

·     les difficultés sociales et financières des familles, la CGT revendique pour les jeunes lycéens une allocation d’études.

·     les difficultés scolaires persistantes pour certains d’entre eux.

 

 

Améliorer les conditions de travail

des enseignants et d’études pour les élèves.

 

La réforme du bac professionnel s’accompagne de classes à 30 élèves et plus, avec, qui plus est, l’obligation de faire passer des contenus en 3 ans au lieu de 4 , des classes plus chargées en bac pro, ainsi que dans les CAP.

Le congrès de La CGT Educ’action entend porter la revendication de la diminution du temps de face à face pédagogique défini dans ses repères revendicatifs et réaffirme ses revendications sur la limitation et l’encadrement pédagogique du CCF ainsi que le refus du développement de l’apprentissage.

Des menaces de la redéfinition des obligations de service des enseignants se préparent dans le prolongement de la commission Pochard.

 

Nous réaffirmons notre opposition de l’annualisation des services et la casse des statuts, que la mobilisation des personnels avait repoussée en 2000.

 

Le congrès réaffirme la nécessité de continuer à informer et à réunir les personnels, afin de construire avec eux les mobilisations nécessaires et à appeler à renforcer la CGT.

 

NON A LA GENERALISATION DES BACS 3 ANS

OUI  AU MAINTIEN DES BEP 2 ANS ET AU BAC PRO 2 ANS.

par ferc cgt 66 publié dans : Lycées Professionnels
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Jeudi 28 février 2008
BAC PRO EN 3 ANS 
   FIN DES BEP
 
L’ETAT FAIT DES ECONOMIES SUR LE DOS
DES ELEVES !
 
Jusqu’à présent, l’Etat Français payait quatre années d’études aux élèves pour qu’ils puissent obtenir le Baccalauréat professionnel. Aujourd’hui, c’est fini !
 
Après avoir décidé de faire des cadeaux fiscaux aux plus riches, l’Etat supprime une année d’étude aux enfants des plus pauvres. En imposant cette décision, il se désengage de sa responsabilité de former l’ensemble des enfants de la nation.
 
Quel sera le sort de tous ceux pour qui trois années ne suffisent pas pour obtenir le baccalauréat ? Eh bien, c’est clair, ils ne seront plus formés par l’Education Nationale mais par les patrons, en apprentissage.
 
Le ministre Xavier Darcos décide officiellement de supprimer une année d’études dans les lycées professionnels :
 
« comme vous le savez, je souhaite que la rentrée 2009 permette la mise en place de la réforme des baccalauréats professionnels en trois ans après la classe de troisième. » (note du18 décembre 2007).
 
« les ouvertures de division de première année de baccalauréat professionnel en trois ans se feront par remplacement de divisions de seconde professionnelle (première année de BEP) » (note du 29 octobre 2007).
 
Pourtant le rapport de l’Inspection Générale (rapport PRAT septembre 2005) dit clairement à ce sujet:« Au motif d’économies immédiates apparentes (gain des moyens d’enseignement de 25%)1, ces dernières pratiques2 sont de loin les plus pénalisantes. En effet, elle négligent les publics relevant d’un parcours « ordinaire » en quatre ans (BEP+Bac. Pro.), qui sont pourtant les plus nombreux et qui sont ainsi obligés d’aller chercher ailleurs leur formation. »
 
1 trois ans d’études au lieu de quatre = 25% d’économie
2  ces dernières pratiques  = création de Bac Pro en trois ans en remplacement de BEP.
Contrairement à son frère aîné qui est en terminale Bac Pro, mon fils est encore au collège…
 
Question 1
Aura-t-il une place dans un lycée professionnel ?  
A partir de 2009, il faudra qu’il soit capable de faire en trois ans ce que son frère a fait en quatre ans. Sinon…
 
Question 2
S’il ne peut pas le faire, quel choix aura-t-il ?
Peut-être l’apprentissage ! Mais attention, l’Education nationale ne peut pas garantir la signature d’un contrat d’apprentissage. Il lui faudra trouver seul une entreprise. Le plus probable, c’est qu’il sera renvoyé vers un niveau CAP.
 
Question 3
Avec un CAP, quel avenir professionnel ?
Les débouchés professionnels avec un CAP sont plus restreints, voire inexistants dans certaines professions. La poursuite d’études vers un bac pro est très difficile.
 
Question 4
Quelle assurance, pour un élève de bac pro 3 ans, d’obtenir un BTS ?
On peut craindre que pour une grande partie de ces élèves, l’année de formation en moins soit un handicap à l’admission et à la réussite au BTS.
 
par ferc cgt 66 publié dans : Lycées Professionnels
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